Après un « point bas » en 2024 à 845 000 ventes, l'année 2025 s'était achevée par un rebond du marché avec 952 000 transactions enregistrées à la faveur d'une stabilisation des prix, d'une détente du crédit immobilier et d'un retour des acquéreurs.

Mais le déclenchement le 28 février de la guerre en Iran a brutalement interrompu cette dynamique. En mars et avril, le marché a enregistré 17 000 ventes en moins, conduisant la Fnaim à revoir à la baisse ses prévisions pour 2026, avec environ 900 000 ventes attendues.

« L'impact a été immédiat, le pouvoir d'achat est affaibli et l'incertitude dans le contexte politique actuel pèse sur les ménages. L'investissement immobilier demande de la confiance et exige de la visibilité et de la sérénité », a réagi auprès de l'AFP Loïc Cantin, président de la Fnaim, qui accueille « avec prudence et attention » l'annonce d'un accord de paix sur l'Iran.

La décision de la Banque centrale européenne jeudi de relever d'un quart de point, à 2,25% son taux de dépôt, qui est son principal taux directeur, va également peser sur le coût du crédit immobilier, note la Fnaim, pour qui la production de crédits marquait déjà le pas avant.

Prix stables

Les prix de l'immobilier ancien restent toutefois globalement stables sur un an, et sont même en recul si l'on tient compte de l'inflation. Les prix des appartements progressent légèrement (+1,8% à 3.838 euros/m2), tandis que ceux des maisons reculent de -1,6% à 2.357 euros/m2.

Selon les villes, les évolutions varient fortement : Mulhouse progresse ainsi de 11,4%, Rennes chute de 7,3%, tandis que Paris poursuit sa correction (-0,4%) tout en conservant des prix « parmi les plus élevés d'Europe ».

Au-delà du ralentissement conjoncturel, le marché de l'accession « se referme », prévient la Fnaim, pour qui les jeunes, les ménages les plus modestes et les classes moyennes se voient « progressivement évincés ». « On assiste à un appauvrissement de l'accession à la propriété », souligne Loïc Cantin, relevant qu'avec « moins de 50 000 euros de revenus par an, les possibilités d'accès à la propriété sont de plus en plus faibles ».