À l'heure où la taxe foncière continue de progresser dans de nombreuses communes, certains retraités peuvent échapper, partiellement ou totalement, à cet impôt en 2026. C'est le cas par exemple des personnes titulaires de l'ASI (Allocation supplémentaire d'invalidité) ou de l'Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées, anciennement minimum vieillesse) et ce sans conditions de ressources.
Plusieurs conditions pour bénéficier de l'exonération
Les personnes âgées de plus de 75 ans et celles titulaires de l'AAH (Allocation aux adultes handicapés) peuvent également prétendre à une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties afférente à la résidence principale, mais sous condition de ressources. Pour ces dernières, la condition de ressources dépend du revenu fiscal de référence de l'année précédent la taxe foncière concernée (N-1).
Ces seuils de ressources sont définis à l'article 1417 du Code général des impôts, et précisés chaque année dans le BOFiP. Pour la taxe foncière due en 2026 (calculée à partir des revenus perçus en 2025), les chiffres officiels ne sont pas encore connus. Néanmoins, en 2025, ils s'établissaient à :
- 12 679 euros pour une part fiscale,
- 3 583 euros pour la première demi-part supplémentaire
- 3 386 euros par demi-part suivante
Si l'ensemble des conditions est rempli, l'exonération est totale et s'applique de plein droit : aucune démarche n'est à effectuer. En revanche, elle ne porte que sur la taxe foncière stricto sensu : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) reste due.
À noter que les personnes âgées de 65 à 75 ans au 1ᵉʳ janvier de l'année fiscale peuvent bénéficier d'un dégrèvement forfaitaire de 100 euros sur leur taxe foncière. Ce dispositif est destiné aux foyers respectant les mêmes critères de ressources que pour l'exonération totale.






















