Quelle Intelligence Artificielle (IA) choisir ?

Je trouve aussi qu'elle (Gemini en ce qui me concerne) a tendance à me brosser dans le sens du poil. Même si je lui demande l'inverse...
Je trouve que ce point en particulier est à améliorer. Pas simple d'avoir un débat avec une IA.
 
Pour le moment, j'utilise principalement Perplexity car j'ai un accès gratuit 1 an a la version Pro qui se terminera fin Décembre. Il me permet d'accéder a plusieurs IA sans limitation (avec mon usage). Mais il ne donne pas toujours accès aux IA en version Premium.

Avec Perplexity Pro, j'ai accès a:

=> Sonar2
=> GPT-5.6 Terra
=> Gemini 3.7 Flash
=> Claude Sonnet 5
=> Kimi 3
=> GLM 5.3
=> Grok 4.6
=> Nemotron 3 Ultra
 
Bonjour,
Pendragon a dit:

Ce qui est discutable ou faux​

« Il suffit d’obtenir un consensus entre plusieurs IA »

C’est la principale erreur méthodologique d’Aristide. Trois IA peuvent être d’accord tout simplement parce qu’elles ont appris sur les mêmes sources erronées, ou parce que la première réponse copiée dans les deux autres les influence.

Le bon processus est :
  1. demander une réponse sourcée ;
  2. ouvrir les sources ;
  3. privilégier le document officiel ;
  4. éventuellement demander à une autre IA de chercher les failles du raisonnement.
Un consensus entre IA n’est pas une preuve.
C'est son avis mais l'on a le droit de ne pas être d'accord.

Pourquoi ?

1) - Si, à la même question posée, toutes les IA interrogées convergent vers la même réponse même si "Un consensus entre IA n’est pas une preuve" c'est cependant une très forte probabilité que ladite réponse soit correcte.
Ne semble pas utile de chercher "midi à 14h" pour la contester.

2) - Étant précisé que chaque IA donne ses sources si, à la même question posée, la réponse diverge le fait de les amener à confronter lesdites sources les conduit à de nouvelles investigations et explications vers le recherche de la vérité.

Je vous relate un exemple concret.

Récemment j'ai interrogé trois IA sur une question "pointue" d'économe à savoir :

"Les avoirs en compte à la Banque Centrale Européenne (BCE) du Trésor Public qui est l'un des quatre agents économiques détenteurs de liquidités définis par la BCE sont-ils - ou non - compris dans :
+ La masse monétaire
+ La base monétaire "


=> Pour la masse monétaire réponse "NON" unanime avec sources Banque de France (BDF) et Banque Centrale Européenne (BCE).

=> Pour la Base monétaire :
+ Deux réponses "NON" avec sources BCE
+ Une réponse "OUI" avec sources BDF

=> Dès lors, entre deux sources officielles donnant une réponses opposée qui a raison ?

Si je n'avais pas insisté en confrontant leurs réponses je n'aurais jamais su la vérité.

En définitive, après nouvelles investigations l'IA qui avait d'abord répondu "OUI" a confirmé que les sources BDF intégraient bien les avoirs du Trésor dans la base monétaire mais que lesdites sources n'étaient que des fiches documentaires à destination pédagogique; donc volontairement généralistes s'attachant plus a des principes généraux qu'à des précisions techniques précises.

Et de conclure que les textes BCE excluaient bien les avoirs du Trésor dans ses comptes de la base monétaire.

Quoiqu'en dise et pense votre IA.......je perpétuerai donc dans mon erreur.....d'autant que ma pratique correspond quasiment à ses préconisations :
Le bon processus est :
  1. demander une réponse sourcée ;
  2. ouvrir les sources ;
  3. privilégier le document officiel ;
  4. éventuellement demander à une autre IA de chercher les failles du raisonnement.

A toutes fins utiles.

Cdt
 
niklos a dit:
Je trouve aussi qu'elle (Gemini en ce qui me concerne) a tendance à me brosser dans le sens du poil. Même si je lui demande l'inverse...
Je trouve que ce point en particulier est à améliorer. Pas simple d'avoir un débat avec une IA.
Pour Gemini, il suffit d'aller dans paramètres, et lui indiquer la manière dont elle doit répondre :

1788169866470.png
 
Déjà fait. Ca ne change pas grand chose... Elle n'est pas suffisamment objective à mon gout et à tendance à vouloir me donner raison.
Même en lui demandant le contraire.
 
niklos a dit:
Je trouve aussi qu'elle (Gemini en ce qui me concerne) a tendance à me brosser dans le sens du poil. Même si je lui demande l'inverse...
Je trouve que ce point en particulier est à améliorer. Pas simple d'avoir un débat avec une IA.
Étrange.
Pour ma part les LLM que j'emploie sont très largement moins complaisantes qu'à leurs débuts

Les LLM grand public sont encore assez empathiques mais leur flagornerie a beaucoup diminué. Et il est très simple désormais de limiter leur complaisance éventuelle ...
C'est assez fréquent qu'elles me contredise, et c'est bien ce que je leur demande si c'est pertinent.
 
niklos a dit:
Elle n'est pas suffisamment objective à mon gout et à tendance à vouloir me donner raison.
Même en lui demandant le contraire.
Alors, c'est bien la preuve qu'une IA n'est pas une femme :biggrin:
 
MDacier a dit:
Étrange.
Pour ma part les LLM que j'emploie sont très largement moins complaisantes qu'à leurs débuts
Effectivement !
De plus, sous réserve d'avoir activé la mémoire, il suffit de lui dire une seule fois, et c'est enregistré et appliqué.

Je pense que la raison en est la qualité des prompts.
Peut-être faire un test avec un prompt conçu par une autre IA, le confier ensuite à Gemini, et voir si le résultat est satisfaisant ?
 
MDacier a dit:
C'est assez fréquent qu'elles me contredise, et c'est bien ce que je leur demande si c'est pertinent.
Oui. Je précise dans la demande que je veux qu'on discute comme un ping-pong numérique et Claude exécute sans problème. Il peut être très "sec" aux 1eres abords mais cela ne me dérange pas. De même je précise toujours qu'il prenne son temps pour bien sourcer et les recouper.
 
Mais l’objectivité demandée est-elle vraiment objective ? Comment la mesurer, alors que pour beaucoup de questions il n’existe pas une seule réponse ni une seule manière de voir ?
Dans mon expérience, pour des questions complexes, adressées à Perplexity ou à Gemini, ce que l’on pourrait percevoir comme une complaisance m’a aidé à explorer des solutions qui me paraissaient au départ impossibles, mais qui sont devenues, grâce au caractère serviable de Gemini, possibles, à creuser ensuite et à vérifier bien sûr.
Je ne suis pas sûr que l’objectivité absolue nous aide à apprendre et à évoluer davantage qu’une complaisance modérée.
 
mvhrb888 a dit:
Mais l’objectivité demandée est-elle vraiment objective ?
Bien sûr que non;). Demande à DeepSeek ce qu'il s'est passé en 1989 sur place Tian'anmen -> trou de mémoire:ROFLMAO:. Même lui a peur de finir au goulag.

C'est comme les médias faut savoir faire le tri. Perso je lis Le Monde le Wall Steet Journal, le Guardian et Le Soir. De temps en temps un l'Huma pour donner des arguments @Buffeto.

Et chaque mercredi mon canard préféré:biggrin:.
 
Jeune_padawan a dit:
Bien sûr que non;). Demande à DeepSeek ce qu'il s'est passé en 1989 sur place Tian'anmen -> trou de mémoire:ROFLMAO:. Même lui a peur de finir au goulag.
C'est beaucoup plus drôle et significatif que cela.
La réponse s'affiche car l'IA possède la réponse.
Puis car il ne s'agit pas de ce que l'on appelle l'alignement de l'IA ,mais d'une vraie censure, le fil de discussion s'efface et il y a un message: parlons d'autre chose.

Ce n'est pas l'IA qui a en elle même la censure ,comme Claude ou Chat gpt, mais une censure post " fil de pensée" de DeepSeek.
Voir les extraits, il faut être rapide et faire des copies d'écran, avant que comme dans mission impossible les messages ne s'autodétruisent
 

Pièces jointes

  • La consultation des
    pièces jointes est
    réservée aux abonnés
  • La consultation des
    pièces jointes est
    réservée aux abonnés
Accessoirement tous les LLM appliquent une modération des résultats affichés.

Les LLM chinois sont seulement beaucoup moins "subtils" dans leur censure
 
MDacier a dit:
Accessoirement tous les LLM appliquent une modération des résultats affichés.

Les LLM chinois sont seulement beaucoup moins "subtils" dans leur censure
Pas tout a fait.
Comme je le disais les ia ont un comportement voulu par les créateurs qui s'appelle l'alignement.
Chaque ia est alignée différemment mais par exemple aucune ia accessible grand public ne donnera la recette de la bombe nucléaire.
DeepSeek a un alignement assez banal.
Cet alignement lui permet de décrire parfaitement les évènements sanglants de 1989.et par exemple de parler du non respect des droits de l'homme en chine.
Mais il y a une couche supplémentaire, qui vient après ce que l'on appelle " le fil de pensée" la réflexion que l'on voit sur certaines ia, avant la réponse, et c'est cette couche, ce filtre qui est spécifique à la version web de DeepSeek.
 
Pour continuer mon témoignage sur l'utilisation de Claude .( pour ceux que ça intéresse) .. j'ai résumé les réponses

J'ai commencé par "Pensez vous que l'IA va remplacer les ingénieurs, et si oui, dans quel domaine d'abord ?"
Réponse : le développement logiciel , l'ingénierie qui touche au monde physique sera moins impactée.

J'ai continué par: "Mais est ce que le développement logiciel était pas de plus en plus sous-traité en inde ?"
Réponse: Oui, les grands prestataires IT indiens (TCS, Infosys, Wipro, HCL — qui emploient à eux quatre plusieurs centaines de milliers de personnes et dominent l'outsourcing, ont réduit considérablement leurs postes juniors"

Ensuite: "Mon expérience a montré que si on n'avait pas une interface solide entre les utilisateurs en France pour analyser leurs besoins et la sous-traitance de développement en inde , c'était la cata ."
Réponse: le rôle de business analyst / maîtrise d'ouvrage (MOA) côté France s'est imposé comme quasi indispensable dans ces montages : quelqu'un qui parle à la fois le langage des utilisateurs et celui des développeurs, qui challenge le besoin avant qu'il ne parte en développement, et qui valide les livrables au fur et à mesure plutôt qu'en bloc à la fin
l'IA est très bonne pour transformer une spécification claire en code, mais elle ne résout absolument pas ce problème là — l'ambiguïté du besoin côté métier. Si quoi que ce soit, elle risque même de l'aggraver dans un premier temps

Puis: "C'est pour éviter cet effet tunnel qu'on a mis en place des méthodes de développement rapide"
Réponse: Exactement, et c'est là toute la logique historique des méthodes agiles (Scrum, XP, et leurs déclinaisons)
Dans un contexte offshore ça change concrètement la donne à condition que ce soit vraiment appliqué et pas juste affiché comme méthode : des cérémonies comme la revue de sprint ou le backlog grooming ne servent à rien si le product owner côté France n'a pas le mandat, le temps ou la légitimité pour vraiment challenger et valider en continu.

J'ai divergé vers: "Quand on a une chaine de traitement ancienne ( du cobol sous gcos 8 par exemple) est ce que l'IA peut être efficace à la convertir dans un environnement moderne type cloud par exemple"
Réponse: Un retour d'expérience récent de Microsoft/Bankdata sur une migration COBOL par agents IA (leur « COBOL Agentic Migration Factory ») est assez honnête sur les limites : au-delà d'un certain volume de contexte, les agents perdaient en cohérence et hallucinaient.
Le problème s'aggrave avec GCOS 8 parce que c'est un dialecte COBOL propriétaire de Bull, assez différent du COBOL IBM mainframe classique sur lequel la majorité des outils et des modèles ont été entraînés et testés.
l'approche qui semble se dégager en 2026 est hybride plutôt que « tout IA » : utiliser les LLM pour l'analyse, la documentation et la génération de tests,

On a ensuite parlé spécifiquement du cas de la DGFIP qui a été mis en lumière récemment pour la fuite de données .. je vous fait grace du dialogue , très spécifique

---------------------

En synthèse: je suis assez bluffé par le niveau de compréhension de Claude où on peut partir de généralités et descendre le plus en plus dans le détail ... aucune réponse farfelue .. une bonne appréciation de ce que l'IA peut faire et pas faire et l'honnêteté de la dire ( si ce terme a un sens pour un amoncellement de tokens)
 
Jeune_padawan a dit:
C'est comme les médias faut savoir faire le tri. Perso je lis Le Monde le Wall Steet Journal, le Guardian et Le Soir. De temps en temps un l'Huma pour donner des arguments @Buffeto.

Et chaque mercredi mon canard préféré:biggrin:.
Moi je demande une synthèse de tous ces journaux le matin à mon réveil 😉. Plus une histoire drôle sur Emmanuel Macron, que j'envoie en MP à buffetto pour le mettre de bonne humeur de bon matin 😂.
 
Pour ce que j'en fais : jeux web avec codage, j'aime commencer par aistudio ( gemini ) pour dégrossir le projet et finir en apothéose par claude 😆 , j'utilise pas mal grok aussi pour certains codage bien spécifiques avec lequel je n'arrive pas à avoir satisfaction avec les autres...
 
Aristide a dit:
=> Dès lors, entre deux sources officielles donnant une réponses opposée qui a raison ?
Sur des questions aussi pointues je préfère Qwen en mode max

Pour répondre directement à votre question : les avoirs en compte du Trésor Public à la Banque Centrale Européenne (BCE) ne sont compris **ni dans la masse monétaire, ni dans la base monétaire**.

Voici l'explication détaillée selon les concepts et définitions statistiques en vigueur à la BCE :

### 1. Précision sur le statut du Trésor Public
Votre question mentionne que le Trésor Public est l'un des quatre agents économiques "détenteurs de liquidités". Si en comptabilité nationale française, les Administrations Publiques (APU) forment effectivement un grand secteur institutionnel aux côtés des Ménages, des Sociétés Non Financières (SNF) et des Institutions Financières, la BCE opère une distinction fondamentale dans ses statistiques monétaires : le **secteur détenteur de monnaie** inclut les ménages, les entreprises, les institutions financières non monétaires et les administrations locales/sociales, mais **exclut l'Administration centrale (le Trésor Public)**.
La BCE considère en effet le Trésor Public comme un secteur **"neutre"** du point de vue monétaire [[163]].

### 2. Dans la Masse Monétaire (Agrégats M1, M2, M3) : NON
La masse monétaire mesure la quantité de monnaie et de liquidités détenue par les agents économiques pour leurs transactions et leur épargne.
* **Les avoirs du Trésor à la BCE sont exclus :** Puisque l'État central est un secteur "neutre", les liquidités qu'il détient sur ses propres comptes à la Banque Centrale ne font pas partie des agrégats monétaires.
* *Nuance importante :* La masse monétaire au sens large (M3) inclut certains engagements *émis* par l'administration centrale et détenus par le public (comme les livrets d'épargne postal ou certains titres de créance). Cependant, les soldes de trésorerie propres au Trésor déposés *à la BCE*, eux, n'y figurent pas. Ces fonds n'entrent dans la masse monétaire que lorsque l'État dépense cet argent (paiement des salaires, investissements), transférant ainsi ces fonds vers les banques commerciales où ils deviennent des dépôts pour les agents privés.

### 3. Dans la Base Monétaire (M0 ou "Monnaie Banque Centrale") : NON
La base monétaire représente la liquidité primaire émise par la banque centrale. Elle se définit strictement comme la somme des billets et pièces en circulation et des **avoirs en comptes courants (réserves) des établissements de crédit** auprès de l'Eurosystème.
* **Les avoirs du Trésor en sont exclus :** Les textes et bilans de la BCE excluent explicitement les avoirs du Trésor de la monnaie scripturale centrale qui compose la base monétaire [[192]].
* **L'impact sur la liquidité bancaire :** Dans la terminologie de la BCE, les dépôts des administrations publiques à la banque centrale sont classés comme un **"facteur autonome de liquidité"** [[121]]. Concrètement, lorsque le Trésor Public augmente ses avoirs à la BCE (en prélevant des impôts par exemple), cela "aspire" des liquidités du système bancaire commercial et fait mécaniquement baisser les réserves des banques. Cette mécanique confirme que ces dépôts sont en dehors de la base monétaire disponible pour le système bancaire. Sur le bilan consolidé de l'Eurosystème, la base monétaire correspond aux postes de passif 1 (billets) et 2.1 (comptes courants des banques), tandis que les dépôts du Trésor figurent au poste 5.

**En résumé :** Les avoirs du Trésor Public à la BCE agissent comme une "éponge" à liquidités et se situent en dehors des deux concepts qui mesurent la monnaie en circulation dans l'économie réelle et dans le système bancaire.
 
Pendragon a dit:
Moi je demande une synthèse de tous ces journaux le matin à mon réveil
Idem , automatisé avec cowork.je reçois cela sur mon mail, sans rien faire.
Reste tout de même à le lire...
 
Aristide a dit:
Récemment j'ai interrogé trois IA sur une question "pointue" d'économe à savoir :

"Les avoirs en compte à la Banque Centrale Européenne (BCE) du Trésor Public qui est l'un des quatre agents économiques détenteurs de liquidités définis par la BCE sont-ils - ou non - compris dans :
+ La masse monétaire
+ La base monétaire "
Bonjour Aristide
Tu prépares ton vote?😅
Bonne journée à toi
 
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