Lescure à RTL : suppression des 10% sur les Retraites

pchmartin a dit:
Je vous signale que ce sont pratiquement tous les députés qui ont refusé cette modification des -10% quelque soit le bord politique .. ce ne sont pas les retraités !!

En plus, suffit de regarder les courbes que je publie ( qui donnent les même résultats que le simulateur de Moneyvox) pour se rendre compte du faible impact de la mesure ...

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Et en ce qui concerne le crédit d'impôt EHPAD, j'ai fait une analyse de qui allait y gagner en définitive: réponse les enfants

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Heureusement qu'il y a sur ce forum au moins une personne qui réfléchit justement.
Ceux qui n'ont pas connu le "drame" des enfants qui doivent payer l'EHPAD de leurs parents, alors parfois qu'ils ne sont même pas d'accord entre eux, ne peuvent pas comprendre la portée d'une mesure concernant les vieux.
 
Axiles a dit:
Quelle honte. Quel clientélisme. Tu crois que le braquage intergénérationnel va arrêter d’empirer mais voilà qu’ils continuent à saigner les actifs. Surréaliste
Est ce que tu es étonné ? :sneaky: Tout ça donne plus envie de partir...
 
Axiles a dit:
😍😍😍 Kasbarian. Mais sur le fond ce qu’il rapporte est d’un choquant…

https://twitter.com/x/status/2107782541012832313

Tu apprends que, en plus du rejet de la révision des 10%, les députés ont fait passer un crédit d’impôt Ehpad ou une baisse de fiscalité pour les retraités sur les revenus locatifs.

Quelle honte. Quel clientélisme. Tu crois que le braquage intergénérationnel va arrêter d’empirer mais voilà qu’ils continuent à saigner les actifs. Surréaliste

😂
 
pchmartin a dit:
Ben oui !! suffirait d'introduite une tranche à 35% entre celle à 30% et celle à 41% pour impacter tout le monde sauf les petites retraites et les petits salaires

Quel parti politique va supporter ça ?

De toutes façons, c'est pas en augmentant les prélèvements qu'on s'en tirera, c'est un diminuant les dépenses de l'état à commencer par les mille-feuille administratif Etat - Région - Département - Communauté de communes - Commune où chacun y va de son formulaire ou de ses normes et essaye de faire prendre en charge les dépenses aux autres

Quand on voit ici à La Rochelle comment la bagarre entre le Département et la Commune a laissé "pourrir" le Pont de Tasdon qui est maintenant dangereux car rouillé, au point qu'il est interdit à la circulation

pchmartin a dit:
Les retraites et la santé représentent la dynamique d'augmentation la plus forte sur deux décennies, pesant aujourd'hui à elles seules plus de 25 % du PIB national (soit près de la moitié de l'ensemble de la dépense publique).
 
Le.constat est clair :
Sur les 11,0 points de hausse des dépenses publiques en pourcentage du PIB entre 1975 et 2025, les prestations sociales (en espèces et en nature) en expliquent 8,5.
Elles sont en effet passées de 17,2 % du PIB en 1975 à 25,7 % en 2025.
La masse salariale des administrations publiques (hors cotisations de l’Etat employeur) est passée de 10,2 % du PIB en 1975 à 11,8 % en 1985. Ensuite, elle s’est inscrite sur une tendance légèrement décroissante pour revenir à 10,6 % du PIB en 2025 avec des fluctuations limitées.

En pourcentage du PIB, les subventions et autres transferts (aux entreprises, aux ménages et aux organisations internationales comme l’Union européenne) ont d’abord été quasiment stables de 1975 à 2005, aux environs de 5,0 %, puis se sont inscrits sur une tendance croissante, en passant de 5,3 % en 2005 à 8,2 % en 2021 pour revenir à 6,4 % en 2025, soit une contribution d’environ 1,5 point à la progression globale des dépenses de 1975 à 2025.

Les achats courants de biens et services (consommations intermédiaires en comptabilité nationale) ont peu varié au cours de ces 50 années (5,7 % du PIB en 1975 et 5,4 % en 2025).
​

Les investissements des administrations publiques se situent sur une tendance plus nettement décroissante en pourcentage du PIB qui les a fait passer de 5,3 % en 1975 à 4,4 % en 2025.
En pourcentage du PIB, la charge des intérêts de la dette publique a d’abord augmenté de 0,9 % en 1975 jusqu’à 3,6 % en 1996 ; la baisse des taux d’intérêt l’a ensuite fait décroître malgré la hausse de la dette, jusqu’à 1,3 % en 2020. Elle est de nouveau croissante (2,2 % en 2025).
Conclusion : la progression des depenses de prestations sociales explique en tres grande partie la forte hausse de l'endettement du pays.
Les politiques font semblant de ne pas comprendre car baisser les prestations sociales = ne pas être élu. Donc seule l'intervention extirieure du FMI ou de la BCE peut permettre à la France de maitriser son endettement.​
 
mathieuegrz a dit:
Le.constat est clair :
Sur les 11,0 points de hausse des dépenses publiques en pourcentage du PIB entre 1975 et 2025, les prestations sociales (en espèces et en nature) en expliquent 8,5.
Elles sont en effet passées de 17,2 % du PIB en 1975 à 25,7 % en 2025.
La masse salariale des administrations publiques (hors cotisations de l’Etat employeur) est passée de 10,2 % du PIB en 1975 à 11,8 % en 1985. Ensuite, elle s’est inscrite sur une tendance légèrement décroissante pour revenir à 10,6 % du PIB en 2025 avec des fluctuations limitées.

En pourcentage du PIB, les subventions et autres transferts (aux entreprises, aux ménages et aux organisations internationales comme l’Union européenne) ont d’abord été quasiment stables de 1975 à 2005, aux environs de 5,0 %, puis se sont inscrits sur une tendance croissante, en passant de 5,3 % en 2005 à 8,2 % en 2021 pour revenir à 6,4 % en 2025, soit une contribution d’environ 1,5 point à la progression globale des dépenses de 1975 à 2025.

Les achats courants de biens et services (consommations intermédiaires en comptabilité nationale) ont peu varié au cours de ces 50 années (5,7 % du PIB en 1975 et 5,4 % en 2025).
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Les investissements des administrations publiques se situent sur une tendance plus nettement décroissante en pourcentage du PIB qui les a fait passer de 5,3 % en 1975 à 4,4 % en 2025.

En pourcentage du PIB, la charge des intérêts de la dette publique a d’abord augmenté de 0,9 % en 1975 jusqu’à 3,6 % en 1996 ; la baisse des taux d’intérêt l’a ensuite fait décroître malgré la hausse de la dette, jusqu’à 1,3 % en 2020. Elle est de nouveau croissante (2,2 % en 2025).

Conclusion : la progression des depenses de prestations sociales explique en tres grande partie la forte hausse de l'endettement du pays.

Les politiques font semblant de ne pas comprendre car baisser les prestations sociales = ne pas être élu. Donc seule l'intervention extirieure du FMI ou de la BCE peut permettre à la France de maitriser son endettement.
​
Ce qui m'a toujours gêné dans les chiffres qui sont publiés c'est que c'est loin d'une comptabilité analytique telle qu'on la ferait dans une entreprise privée ..

Il faudrait calculer Prestations - Cotisations - Dépenses de fonctionnement pour la Retraite, la Santé, etc etc
et là on aurait un vrai déficit .. et là on pourrait comparer avec les autres dépenses de l'état qui n'ont pas de recettes comme le Militaire et qui sont financées par l'impôt et la TVA ..

Mais comparer les prestations avec les autres dépenses sans tenir compte des cotisations, ça n'a pas vraiment de sens ... mais bon, c'est de la compta, pas du contrôle de gestion

ps: c'est juste un commentaire sur la méthode employée .. pas sur les chiffres eux mêmes
 
pchmartin a dit:
ps: c'est juste un commentaire sur la méthode employée .. pas sur les chiffres eux mêmes
D'un point de vue macro, analyser les grandes masses de dépenses en % du PIB est complètement pertinent. C'est la méthode utilisée par toutes les institutions qui analysent la situation éco globale.
Après, on peut apporter des nuances. Par ex, la démographie de la France n'est plus la même que dans les années 80 et par conséquence les dépenses liées à la vieillesse ont naturellement tendance à monter.
 
Al56 a dit:
Par ex, la démographie de la France n'est plus la même que dans les années 80 et par conséquence
par conséquence il faut ....... adapter nos systèmes sociaux à la nouvelle démographie qui s'impose ....

par nature adapter le système signifie changer les variables ....

tous les députés semblent d'accord avec le constat mais aucun ne veut bouger les curseurs ....

donc rien ne change , sauf la dette qui augmente et les taux d'intérêts avec ...
 
J’entends, mais on les connaît les chiffres, 70 % uniquement des dépenses de retraite sont financées par les cotisations. 30% n'est pas financé par les cotisations et pourrait être coupé, il n'y a pas de droit à la répartition de quelque chose qui n'a pas été cotisé
 
Buffeto a dit:
par conséquence il faut ....... adapter nos systèmes sociaux à la nouvelle démographie qui s'impose ....

par nature adapter le système signifie changer les variables ....

tous les députés semblent d'accord avec le constat mais aucun ne veut bouger les curseurs ....

donc rien ne change , sauf la dette qui augmente et les taux d'intérêts avec ...
Je pense qu'on ne coupera pas à une augmentation de la durée de cotisation et à une baisse des pensions. Les 2 leviers seront à mon sens nécessaire. La question est plutôt : "quand ?" car chaque génération a tendance à vouloir repousser à la génération d'après avec une sorte de clause du grand-père sauf que ça devient intenable côté dette publique.
 
Axiles a dit:
J’entends, mais on les connaît les chiffres, 70 % uniquement des dépenses de retraite sont financées par les cotisations. 30% n'est pas financé par les cotisations et pourrait être coupé, il n'y a pas de droit à la répartition de quelque chose qui n'a pas été cotisé
Je croyais vivre dans un état de droit.
On m'a inculqué par ailleurs certaines valeurs morales.
Je constate que certains sont préts à bafouer ces deux principes qui permettent de vivre en société sereinement.
 
agra07 a dit:
Seriez-vous d'accord pour que le plafond de déduction pour frais professionnels de 10% des revenus des salariés, actuellement de 14 500€ pour une personne et 29 000€ pour un couple soit abaissé significativement par exemple à 5000€ pour une personne et 10 000€ pour un couple ?
@Axiles
Toujours pas de réponse à cette question pourtant simple ?:unsure:
 
agra07 a dit:
Toujours pas de réponse à cette question pourtant simple ?
Il me semble que la comparaison ne soit pas possible. On ne parle pas du tout de la même chose, non ?
 
agra07 a dit:
@Axiles
Toujours pas de réponse à cette question pourtant simple ?:unsure:
On ne va pas commencer à évoquer des mesures qui ne sont pas dans le PLFSS 2027...
 
Al56 a dit:
On ne va pas commencer à évoquer des mesures qui ne sont pas dans le PLFSS 2027...
Surtout quand les réponses risquent de fâcher certains salariés, n'est ce pas ? ;) :ROFLMAO:
 
Généralement je réponds à toutes les questions qu'on m'adresse, qui plus est si c'est en me taguant. Si je ne réponds pas, c'est que les outils du forum fonctionnent... Je n'aime pas le faire, et je le fais très rarement, mais j'utilise la fonction ignore quand je considère juste qu'on ne peut débattre avec quelqu'un (sur Agra, l'ignore doit être là depuis au moins 5 ans, bien avant même ces débats récents. J'ai même désignoré quelques temps, mais le niveau ras des paquerettes m'avait fait remettre le ignore, c'est dire...). Là, les réponses ont fait apparaître le contenu concerné, mais, pour aller dans le sens des remarques (polies) de @lopali ou de @Al56, apparemment je n'avais pas tort de jouer de l'ignore sur le posteur vu le niveau de la question..

Et pour faire une exception, et répondre : je l'ai déjà dit de manière répétée, je suis en faveur de la flat tax, de la suppression de toutes les niches. Pas que sur les revenus du patrimoine. Moins on a de complexité dans la fiscalité, mieux on se porte. Raison pour laquelle aussi, évidemment, je suis aussi pour la suppression des exonérations de CSG chez les retraités. Ou de taxe foncière. On peut faire la liste si ça en amuse certains.

Tout le monde ne raisonne (heureusement) pas en mode "faire payer les autres à ma place" ou "trouvons une autre victime à faire payer". A part celui qui pose la question, clairement. Assez triste et moche. L'insistance à demander une réponse à cette question en croyant détenir le Saint Graal de la contradiction suprême chez les méchants qui critiquent les boomers, c'est... comique. Il y a un mot qui me vient à l'esprit : demi habile. Ou en un mème pour les plus jeunes :
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Je me serais bien gardé de ce message un peu sec, mais apparemment quelqu'un voulait absolument l'entendre. Ce ne serait pas très gentil et respectueux de pointer qu'à un certain d'âge (ou âge certain plutôt), on ne devrait pas avoir autant besoin d'affection donc je vais éviter de le faire.
 
Dernière modification:
Axiles a dit:
J’entends, mais on les connaît les chiffres, 70 % uniquement des dépenses de retraite sont financées par les cotisations. 30% n'est pas financé par les cotisations et pourrait être coupé, il n'y a pas de droit à la répartition de quelque chose qui n'a pas été cotisé
Intéressé, je suis allé fouiller dans le dernier rapport du COR de Juin .. il donne les cotisation à 65,6% des Prestations , le reste provient de la CSG, la TVA, les impôts, etc ...

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malheureusement ce travail fait par le COR sur les cotisations n'existe par pour les autres prestations, donc il faut se contenter des chiffres de la DREES de 2024, en les mariant avec les chiffres COR 2024 on obtient le tableau suivant qui dit que le taux de cotisations pour les prestations "hors retraite" est encore plus faible 56,4%. J'ai lu que c'était du à la création de la CSG qui avaie fait baisser les cotisations différentiées , elle est dans Impôts & Taxes affectés ( 152,4 Md€) avec la "TVA Sociale" (57,8 Md€)


1791463686732.png

Je continue à penser que ce n'est pas "fair" de comparer les dépenses sociales et l'éducation par exemple ... car ça ne tient pas compte des cotisations qui sont versées spécifiquement pour la retraite par exemple , où même de la CSG ... et qu'en définitive ce que coûtent à l'état les prestations sociales ce sont les "autres financements" moins la CSG plus les "autres frais de gestion( personnel) 443,4-152,4+49,7 = 340,4 Md€

Je suis bien conscient que c'est parfaitement iconoclaste , mais si j'étais Contrôleur de Gestion et que j'avais à faire une analyse des couts, je retirerais les produits qui sont directement affectables
 
pchmartin a dit:
Intéressé, je suis allé fouiller dans le dernier rapport du COR de Juin .. il donne les cotisation à 65,6% des Prestations , le reste provient de la CSG, la TVA, les impôts, etc ...

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malheureusement ce travail fait par le COR sur les cotisations n'existe par pour les autres prestations, donc il faut se contenter des chiffres de la DREES de 2024, en les mariant avec les chiffres COR 2024 on obtient le tableau suivant qui dit que le taux de cotisations pour les prestations "hors retraite" est encore plus faible 56,4%. J'ai lu que c'était du à la création de la CSG qui avaie fait baisser les cotisations différentiées , elle est dans Impôts & Taxes affectés ( 152,4 Md€) avec la "TVA Sociale" (57,8 Md€)
En toute logique les produits financiers peuvent être pris au même niveau que les cotisations, puisque ce sont les produits de cotisations passées. Ca ne change pas drastiquement le tableau.
pchmartin a dit:
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Je continue à penser que ce n'est pas "fair" de comparer les dépenses sociales et l'éducation par exemple ... car ça ne tient pas compte des cotisations qui sont versées spécifiquement pour la retraite par exemple , où même de la CSG ... et qu'en définitive ce que coûtent à l'état les prestations sociales ce sont les "autres financements" moins la CSG plus les "autres frais de gestion( personnel) 443,4-152,4+49,7 = 340,4 Md€

Je suis bien conscient que c'est parfaitement iconoclaste , mais si j'étais Contrôleur de Gestion et que j'avais à faire une analyse des couts, je retirerais les produits qui sont directement affectables

Ne pas oublier en plus que les dépenses d' "éducation" incluent des surcotisations retraite. Donc oui comparaison très périlleuse.
 
A ce propos, je vois passer un graph qui justement distingue les deux et compare. Quelqu'un doit lire @pchmartin :D

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Axiles a dit:
A ce propos, je vois passer un graph qui justement distingue les deux et compare. Quelqu'un doit lire @pchmartin :D

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J'ai un peu de mal à comprendre ces chiffres .. quand je regarde les chiffres de l'INSEE 2024, les dépenses d'enseignement représentent 149 Md€ décomposés comme suit .. [lien réservé abonné] ( Figure 2)

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elles comprennent bien les cotisations, mais pas les retraites versées .. donc 87 au lieu de 149 faut qu'on m'explique
 
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