Le.constat est clair :
Sur les 11,0 points de hausse des dépenses publiques en pourcentage du PIB entre 1975 et 2025, les prestations sociales (en espèces et en nature) en expliquent 8,5.
Elles sont en effet passées de 17,2 % du PIB en 1975 à 25,7 % en 2025.
La masse salariale des administrations publiques (hors cotisations de l’Etat employeur) est passée de 10,2 % du PIB en 1975 à 11,8 % en 1985. Ensuite, elle s’est inscrite sur une tendance légèrement décroissante pour revenir à 10,6 % du PIB en 2025 avec des fluctuations limitées.
En pourcentage du PIB, les subventions et autres transferts (aux entreprises, aux ménages et aux organisations internationales comme l’Union européenne) ont d’abord été quasiment stables de 1975 à 2005, aux environs de 5,0 %, puis se sont inscrits sur une tendance croissante, en passant de 5,3 % en 2005 à 8,2 % en 2021 pour revenir à 6,4 % en 2025, soit une contribution d’environ 1,5 point à la progression globale des dépenses de 1975 à 2025.
Les achats courants de biens et services (consommations intermédiaires en comptabilité nationale) ont peu varié au cours de ces 50 années (5,7 % du PIB en 1975 et 5,4 % en 2025).
Les investissements des administrations publiques se situent sur une tendance plus nettement décroissante en pourcentage du PIB qui les a fait passer de 5,3 % en 1975 à 4,4 % en 2025.
En pourcentage du PIB, la charge des intérêts de la dette publique a d’abord augmenté de 0,9 % en 1975 jusqu’à 3,6 % en 1996 ; la baisse des taux d’intérêt l’a ensuite fait décroître malgré la hausse de la dette, jusqu’à 1,3 % en 2020. Elle est de nouveau croissante (2,2 % en 2025).
Conclusion : la progression des depenses de prestations sociales explique en tres grande partie la forte hausse de l'endettement du pays.
Les politiques font semblant de ne pas comprendre car baisser les prestations sociales = ne pas être élu. Donc seule l'intervention extirieure du FMI ou de la BCE peut permettre à la France de maitriser son endettement.