Je ne veux pas être désagréable et pointilleux mais tu as le droit de dire juste oups, oui il y a eu désindexation, hein. C'est probablement plus sain pour la discussion d'être factuel... Que ce soit voté par la loi ou la décision des partenaires sociaux ne change pas le résultat... Oui il y a eu désindexation. Si on ne parle pas le même langage, ça va être dur d'échanger, ce qui est quand même la finalité d'un forum.
Fin pour ma part de la parenthèse grammaticale et de l'écharpage inutile sur qui a raison, retour aux faits, pour surtout éclairer le futur : oui il y a eu désindexation votée par la loi, plusieurs fois, sous Hollande par exemple. Le même socialiste François Hollande qui pousse, lui aussi, pour une désindexation de long terme.
Même Emmanuel Macron a désindexé, par la loi, en 2019 [lien réservé abonné]
Même si bien sur il a plus que compensé cela avec la hausse des retraites de 10% en à peine deux ans pile avant une élection pour acheter un électorat diront les critiques...
En tout cas crier à la mort comme le font beaucoup, alors que la désindexation est un outil déjà utilisé sans vagues depuis plusieurs décennies, ça fait sourire. Clairement, on a pas assez désindexé, et il faut le faire nettement plus, pour partager équitablement les efforts. Mais on est très loin de la mesure révolutionnaire et inédite. On est sur de l'indispensable, d'autant plus quand tu vois que les retraités ont un meilleur niveau de vie que les travailleurs, une anomalie massive tant historique que géographique.
Et c'est particulièrement irritant de voir des révolutionnaires de 70 ans, qui vivent mieux que les travailleurs, aller présenter une contribution à l'effort collectif comme un saignement inacceptable, alors qu'ils vivent à 30% au crédit des futures générations avec des retraites non financées.
On ne peut que se réjouir du fait que le fait de faire contribuer tout le monde commence enfin à devenir acceptable. Il serait hautement injuste de ne faire payer que les retraités. Mais qu'ils contribuent comme tous les autres, c'est du bon sens, et de la morale.
J'entendais ce matin sur France Inter un éditorialiste reprendre le bon mot de Sylvain Catherine : "Retraites : paiera bien qui naîtra le dernier". J'ai ri. Mais j'ai aussi eu mal pour notre futur, et honte pour ceux qui ne pensent qu'à eux.