Tentative d'un exercice de style sur le marché obligataire, pour rappeler les évènements majeurs de l'année 2026, avec une prise de recul, et les éléments à surveiller pour la suite ....
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* Premier semestre 2026 : Tensions géopolitiques et Financement IA
Janvier – Avril 2026 : Le choc énergétique du Moyen-Orient. Le conflit en Iran provoque une envolée du baril de pétrole brut aux alentours de 100 dollars. Cette situation fait ressurgir le spectre d'une inflation persistante, freinant l’élan de baisse des taux directeurs.
Février 2026 : Le boom des émissions IA. Face aux investissements colossaux requis pour les infrastructures IA, les géants de la tech inondent le marché de nouvelles obligations
Corporate de qualité pour financer leurs centres de données.
* Septembre 2026 : Le krach obligataire et l'envolée des taux longs
Le mois de septembre 2026 est le véritable tournant de l'année, marqué par une capitulation massive sur les titres de dette à long terme :
15 septembre 2026 : Le signal d'un nouveau cycle agressif de hausses de taux. Lors des réunions des banques centrales, le marché intègre la possibilité que la Fed et la BCE relancent plusieurs hausses de taux face à une inflation qui refuse de converger vers les 2 %.
24 – 28 septembre 2026 : Pic de la panique et des rendements. Les investisseurs exigent des primes de risque massives face à la montagne de dettes. Les rendements souverains atteignent des sommets historiques.
Le rendement américain à 10 ans grimpe à 5,20 %
En Europe, l'OAT française à 10 ans touche 4,70 %. Le Bund allemand à 10 ans monte à 3,60 %, provoquant un écartement du
spread franco-allemand à plus de 110 points de base.
* Octobre 2026 : L'arbitrage vers le crédit et la détente
Début octobre 2026 : Stabilisation. La hausse historique des taux rend les rendements obligataires à nouveau attractifs. Les investisseurs se tournent à nouveau vers les fonds obligataires datés (à échéance fixe comme 2031) et les obligations d'entreprises IG, qui intègrent des rendements robustes tout en minimisant le risque.
Mi octobre 2026 : Première véritable détente obligataire. À la suite d’une prise de parole rassurante du président de la Fed, le marché obligataire s'offre une bouffée d'oxygène.
Les rendements amorcent un reflux, le 30 ans américain repassant sous les 5,40 %.
Et la suite ?
Les gérants de fonds estiment que le plus dur de la correction est passé. Les rendements actuels (proches de 5,20 % sur le 10 ans américain et de 4,70 % sur l'OAT française) constituent des points d'entrée historiques.
On surveillera :
- l’évolution de l'inflation, en particulier sur l'énergie (lié aux conflits au Moyen-Orient et en Ukraine)
- la pression sur les émissions de dette souveraine , en France, Allemagne, US.
- l'issue des élections américaines midterms, qui peut influencer les décisions géopolitiques.
