Maurice63 a dit:
Non c’est l’assureur qui refuse la couverture
Pour le décès c’est difficile à argumenter ( seul le suicide est opposable et encore sur les premières années)
Pour l’invalidité dans mon cas l’assureur ne pouvait pas couvrir ce qui était dû au dos.
La non couverture totale de l’invalidité comme de l’incapacité est là aussi difficile à argumenter.
Donc le banquier fait une offre avec un taux élevé et l’assureur pose des conditions suspensive côté et surtout un taux élevé.
J'ai été des 2 côtés, banque et assurance.
Il y a des pathologies lourdes qui peuvent aboutir à une exclusion totale d'une couverture. Il ne s'agit pas d'argumenter, et d'ailleurs un assureur ne detaillera jamais la raison de son refus (une formule de style tout au plus), son metier c'est de gérer du risque opérationnel. Arrivé à certains niveaux, la couverture n'est plus forcément possible.
Exemple : vous avez un copain qui a déjà eu une dissection aortique et 3 opérations au cœur. Son cardiologue estime que son espérance de vie est indeterminable car il n'avait statistiquement que très peu de chances de survivre à l'opération.
Vous êtes l'assureur. Tarif standard : 100€/mois. Majoré : 500€/mois. Pour mettre 500K€ sur la table. Vous êtes prêt à signer et engager votre compagnie en sachant que très probablement vous devrez mettre les 500K sur la table à relativement brève échéance ? Si oui vous êtes un terroriste pour l'entreprise.
Vous êtes la banque, taux standard 3%. Vous vous diriez sérieusement "allez si décès j'ai rien en face, éventuellement un procès aux fasses avec les héritiers... à 3,5% ça passe, soit 2500€/an de plus la 1e année, c'est de la saine gestion des risques"
En sachant que même si vous voulez y aller vous devrez faire face à la Direction des risques, qui va peut-être dire que si certaines garanties sont exigées c'est peut-être pas par hasard...
La gestion du risque opérationnel en banque/assurance est très complexe. La seule certitude en la matière est qu'il n'y a aucune obligation de contracter, que ce soit côté assurance que banque. Tout est fait pour que ça puisse aboutir, mais il y a des cas (très rares) où ça n'est pas envisageable