Il semble que le seul moyen serait d'augmenter le taux de csg sur les retraites au dessus de 3000€ .( et tant qu'à faire non déductible des impots) . c'est un mécanisme qui existe déjà puisqu'il y a 3 taux ... et qui traiterait de la même façon public & privé et qui éviterait le plafonnement qu'il y a dans les 10% de déduction ..
J'ai posé la question à Claude et voilà sa réponse
Plusieurs pistes, aucune évidente :
- Se limiter en fait au régime de base — mais comme vous le soulignez, le plafond de la CARSAT tourne autour de 2000-2 200 € net max. Une désindexation qui ne toucherait légalement que la base ne concernerait donc presque personne au-dessus de 3000 €, ce qui viderait la mesure de son sens budgétaire.
- Compter sur le fait qu'AGIRC-ARRCO gèle déjà de son côté — politiquement, le gouvernement peut se contenter d'annoncer un « effort partagé » en s'appuyant sur le gel paritaire déjà en cours, sans avoir besoin de légiférer sur cette partie. C'est en partie ce qui se passe actuellement.
- Passer par la fiscalité plutôt que par l'indexation — au lieu de toucher au mécanisme de revalorisation lui-même, viser le même effet budgétaire via la CSG, le barème de l'impôt sur le revenu, ou la suppression de l'abattement de 10 % (mesures évoquées dans le PLFSS 2026). Ça permet de cibler un revenu de pension total (base + complémentaire confondues) sans empiéter sur l'autonomie paritaire.
- Négocier avec les partenaires sociaux pour qu'ils alignent leur politique sur celle de l'État — possible mais non garanti, et cela suppose l'accord des syndicats, qui ont plutôt tendance à résister.
- Légiférer pour reprendre la main sur AGIRC-ARRCO — juridiquement envisageable mais politiquement et institutionnellement très lourd : ce serait une remise en cause frontale du paritarisme, contestée par l'ensemble des syndicats et probablement du patronat.