Je ne crois pas que l'on puisse parler, du côté des investisseurs en tout cas, de
cadeaux aux opérateurs.
L'investisseur a une attitude rationnelle qui consiste à optimiser ses revenus; en règle générale, il doit donc choisir entre deux options - dont la première fortement suggérée, et la deuxième (tout aussi fortement) déconseillée par la PF:
- une n-ième chance au projet d'arriver au bout, et ceci sans disposer d'éléments tangibles pour évaluer les marges de manœuvre de l'opérateur et la probabilité de son succès,
- et une action contentieuse, souvent présentée comme probablement longue, coûteuse, et génératrice de moins-value.
Mais à partir du moment où l'investisseur s'aperçoit que la présentation de ces choix est systématiquement biaisée par la PF et que les résolutions préconisées sont adoptées à une écrasante majorité, il peut avoir tendance à perdre sa rationalité et systématiquement chercher à
punir les opérateurs en optant pour leur chute, même au risque d'une importante perte en capital, ainsi qu'à
pénaliser les PF en les forçant à mobiliser des ressources pour engager des actions contentieuses envers leurs clients.
En tout cas, après [Le Joffre] la semaine dernière, puis [La Fournaise] il y a quelques jours, c'est au tour de [L'Envol] de se crasher en s'attirant les foudres de LPB. Confirmation de votre ressenti, donc.
J'ajoute qu'il pourrait être intéressant, à cet égard, d'avoir une compilation de tous les résultats des votes de demandes de prorogation sur ces 12 derniers mois pour évaluer le facteur de corrélation entre une éventuelle baisse de la docilité des investisseurs (manifestée par le comportement "irrationnel" décrit ci-dessus) et le "coup de sang" de LPB à l'encontre de certains opérateurs...