Arbitrage pour contrats Assurance vie peu performants

Talie

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Bonjour,
Comment faites-vous, concrètement, pour améliorer un contrat d’assurance vie ancien quand les frais sont élevés et que sortir fait perdre l’antériorité fiscale ?

Je voudrai aider mes parents qui ont des contrats d’assurance vie anciens devenus peu performants, mais changer semble impliquer de lourdes pertes fiscales.

Y a t’il d’autres personnes qui ont ce meme probleme, et que faire?
 
Bonjour,
Talie a dit:
Y a t’il d’autres personnes qui ont ce meme probleme, et que faire?
La fiscalité n'est qu'un élément de l'équation.

Il ne faut pas s'arrêter à cela. Il faut regarder le rendement net.

C'est même bien de faire des rachats sur un contrat de plus de huit ans :

https://www.moneyvox.fr/forums/fil/purger-ses-pv-avec-labattement-fiscal.51777/

Maintenant, si vos parents ont plus de 70 ans, je vous déconseille d'y toucher.

Mais cela peut aussi dépendre des sommes en jeu.

Cdlt.
 
Talie a dit:
Y a t’il d’autres personnes qui ont ce meme probleme, et que faire?
si ce sont les frais qui sont élevés , il me parait difficile de changer .

si c'est la performance qui est faible alors il faut revoir l'allocation .

sinon ouvrir une autre AV ailleurs de meilleure qualité et arrêter d'abonder la 1ere jusqu'à ce qu'elle ai atteint 8ans d'âge . ensuite faire des rachats partiels en restant sous le seuil d'exonération ( 4600 par personne soit 9200pour un couple sur les produits )
 
Merci pour votre réponse. Je comprends bien que le rendement net soit central et que la fiscalité ne doive pas être regardée isolément.

Dans mon cas, mes parents ont effectivement plus de 70 ans, et c’est précisément là que le problème me frappe. Bien sûr, j’espère qu’ils vivront encore de très nombreuses années. Mais leur dire, en pratique, « n’y touchez plus » et accepter 10, 15 ou 20 ans de performance faible et de frais élevés sur une part importante de leur épargne me paraît difficilement raisonnable.

Les rachats partiels peuvent aider à la marge, mais ils ne règlent pas le fond du sujet quand le contrat est devenu structurellement peu adapté. On se retrouve à subir une situation par défaut, faute d’alternative viable, plutôt qu’à faire un choix éclairé.

C’est ce sentiment d’être coincé, même quand on voit clairement que le contrat ne fait plus le travail, qui me rend dingue.
 
N'est-il pas possible de migrer le contrat vers un autre courtier qui proposerait des frais plus bas ? Il me semble que c'est pas simple, mais possible tant que l'assureur reste le même.
 
Buffeto a dit:
si ce sont les frais qui sont élevés , il me parait difficile de changer .

si c'est la performance qui est faible alors il faut revoir l'allocation .

sinon ouvrir une autre AV ailleurs de meilleure qualité et arrêter d'abonder la 1ere jusqu'à ce qu'elle ai atteint 8ans d'âge . ensuite faire des rachats partiels en restant sous le seuil d'exonération ( 4600 par personne soit 9200pour un couple sur les produits )
Merci, je comprends bien cette logique et ce sont effectivement les options “classiques”. Malheureusement dans le cas de mes parents, ce sont les frais et la performance qui laissent a desirer.

Ce qui me frappe, c’est qu’en pratique, surtout après 70 ans, on se retrouve à empiler des solutions plutôt qu’à optimiser réellement. Revoir l’allocation a aide un peu, mais cela ne corrigera pas des frais structurellement élevés sur le long terme.

À titre de comparaison, j’ai des contrats au Royaume-Uni où j’ai pu transférer l’épargne vers des supports plus performants sans perdre les droits acquis.

Existe-t-il aujourd’hui en France une solution équivalente permettant de changer d’assureur sans perdre l’antériorité fiscale ?
 
niklos a dit:
N'est-il pas possible de migrer le contrat vers un autre courtier qui proposerait des frais plus bas ? Il me semble que c'est pas simple, mais possible tant que l'assureur reste le même.
Oui, c’est ce qu’on m’a dit mais dans la pratique, j’ai l’impression que ça permet surtout de jouer sur la partie “intermédiaire”, alors que les frais du contrat, le fonds euro et le choix des supports restent les mêmes. Et ce sont souvent ces éléments-là qui pèsent le plus sur la performance sur le long terme.

Est-ce que certains ont réussi à faire mieux, ou ont vécu la même chose ?
 
Talie a dit:
Oui, c’est ce qu’on m’a dit mais dans la pratique, j’ai l’impression que ça permet surtout de jouer sur la partie “intermédiaire”, alors que les frais du contrat, le fonds euro et le choix des supports restent les mêmes. Et ce sont souvent ces éléments-là qui pèsent le plus sur la performance sur le long terme.

Est-ce que certains ont réussi à faire mieux, ou ont vécu la même chose ?
Tout dépend des montants en jeu, des plus values et de l’objectif de ces AV.
Pour ma part j’ai fait racheter à ma mère quand elle avait 76 ans une très mauvaise AV, atone depuis des années.
On était sur un montant moyen ( 50000 euros) avec une plus values ridicule et des frais élevés.
Du coup on a basculé sur une AV moderne, performante, trés riche en UC, aux fraus réduits et accessible en ligne que je gère.
Du coup c’est la transmission qui en pâti mais bon, c’est un choix.
 
Talie a dit:
Existe-t-il aujourd’hui en France une solution équivalente permettant de changer d’assureur sans perdre l’antériorité fiscale ?
A ma connaissance, non.
La seule possibilité c'est de changer de courtier, en restant chez le même assureur. Et cette solution reste très théorique, je ne pense pas que qui que ce soit a déjà réussi une migration. En tout cas, j'ai entendu parler, ici même, de personne qui ont tentés de le faire sans y arriver.
 
Jaumep a dit:
Tout dépend des montants en jeu, des plus values et de l’objectif de ces AV.
Pour ma part j’ai fait racheter à ma mère quand elle avait 76 ans une très mauvaise AV, atone depuis des années.
On était sur un montant moyen ( 50000 euros) avec une plus values ridicule et des frais élevés.
Du coup on a basculé sur une AV moderne, performante, trés riche en UC, aux fraus réduits et accessible en ligne que je gère.
Du coup c’est la transmission qui en pâti mais bon, c’est un choix.
Ça fait sens dans votre cas, et j’aurais sans doute fait pareil.
Dans mon cas, vu les montants en jeu et les droits déjà acquis, renoncer à la transmission pour enfin pouvoir changer de contrat paraît difficilement acceptable.

Se retrouver à devoir choisir entre subir une mauvaise performance pendant des années ou abandonner des droits construits sur le long terme, ça donne vraiment le sentiment d’être un peu captif du système.
 
niklos a dit:
A ma connaissance, non.
La seule possibilité c'est de changer de courtier, en restant chez le même assureur. Et cette solution reste très théorique, je ne pense pas que qui que ce soit a déjà réussi une migration. En tout cas, j'ai entendu parler, ici même, de personne qui ont tentés de le faire sans y arriver.
C’est aussi ce que j’avais compris jusqu’à récemment.
Mais j’ai justement lu qu’il y avait eu une initiative au Sénat en 2023 visant à permettre la transférabilité de l’assurance vie sans perte de l’antériorité fiscale. Le texte aurait été adopté au Sénat, mais n’a pas encore été repris par l’Assemblée nationale.

Je me demande si certains ici en ont entendu parler, ou savent si c’est quelque chose qui pourrait réellement avancer. Vu les situations que vous décrivez (et que j’ai aussi rencontrées), on a quand même l’impression qu’il y a un vrai sujet de fond.
 
Talie a dit:
Mais j’ai justement lu qu’il y avait eu une initiative au Sénat en 2023 visant à permettre la transférabilité de l’assurance vie sans perte de l’antériorité fiscale. Le texte aurait été adopté au Sénat, mais n’a pas encore été repris par l’Assemblée nationale.
A ma connaissance, c'est justement de ça dont je parle... La possibilité de changer de courtier, mais pas d'assureur.

Talie a dit:
Se retrouver à devoir choisir entre subir une mauvaise performance pendant des années ou abandonner des droits construits sur le long terme, ça donne vraiment le sentiment d’être un peu captif du système.
Il reste la possibilité d'investir en UC. Meilleure performance théorique, mais risques aussi plus élevés... Ca ne règle cependant pas le problème des frais.
 
niklos a dit:
A ma connaissance, c'est justement de ça dont je parle... La possibilité de changer de courtier, mais pas d'assureur.


Il reste la possibilité d'investir en UC. Meilleure performance théorique, mais risques aussi plus élevés... Ca ne règle cependant pas le problème des frais.
Oui, tout à fait, ce que vous décrivez correspond bien au changement de courtier à l’intérieur du même assureur, et c’est effectivement la seule possibilité qui m’a été présentée aujourd’hui.

L’initiative dont je parlais au Sénat allait au-delà de cela : elle visait à permettre le changement d’assureur tout en conservant l’antériorité fiscale, ce qui n’existe pas à ce stade d’après ce que je comprends.
À ma connaissance, le texte a été adopté au Sénat en 2023, mais n’a pas encore été repris par l’Assemblée nationale. D’où ma question : est-ce que quelqu’un sait si cette initiative a évolué depuis ?
 
Nelkka a dit:
Dans la famille " AV qui perd des fonds investis " je voudrais FORTUNEO.

J'ai ouvert en 2025 une AV pr le boost et prime avec 30% UC.

Le contrat ne permet pas d'arbitrer de l UC vers SOP2 ( confirmé au tel ).

La seule solution : rachat partiel puis re-investir sur SOP2.

Finalité : rachat de la ligne UC ( je découvre l'archaïsme papier pr le rachat partiel chez eux ....pfff )....et re-investissement chez .....un concurrent 😂

Ps : Epargnissimo ça va être pareil
le sujet c’était comment améliorer les performances d'un contrat ouvert avant 70 ans lorsque l'on a plus de 70 ans.

Pas trop de lister les contrats pourris. Si <70 ans, on rachete et passe à autre chose.
 
Pour avoir un avis,...
Le contrat date t il d'avant 1991?
Mono support ( euros) ou multi?
Frais élevé : sur l'encours ou sur les arbitrage?
Concernant les 30500, c'est uniquement les primes.si le bénéficiaire a beaucoup d'amis il peut cumuler.
Ici , le choix me semble effectivement entre faire une croix sur le principal avantage successoral et le rendement.
Au fait sur les 10 dernières années quelle est la valorisation du contrat réellement en % en cumulant.
 
moietmoi a dit:
Concernant les 30500, c'est uniquement les primes.si le bénéficiaire a beaucoup d'amis il peut cumuler.
Tu es sûr de ça ? Il me semble que c'est 30500€ à diviser par le nombre d'amis !
edit : J'ai lu le message de travers... J'avais lu : "Concernant les 30500, c'est uniquement les primes.si le souscripteur a beaucoup d'amis il peut cumuler."
 
Dernière modification:
moietmoi a dit:
Pour avoir un avis,...
Le contrat date t il d'avant 1991?
Mono support ( euros) ou multi?
Frais élevé : sur l'encours ou sur les arbitrage?
Concernant les 30500, c'est uniquement les primes.si le bénéficiaire a beaucoup d'amis il peut cumuler.
Ici , le choix me semble effectivement entre faire une croix sur le principal avantage successoral et le rendement.
Au fait sur les 10 dernières années quelle est la valorisation du contrat réellement en % en cumulant.
Oui, le contrat est très ancien (avant 1991), à l’origine mono-support en euros, avec une ouverture limitée vers du multi-support.

Sur les frais, le problème est justement le manque de vision consolidée : on a des éléments par ci par là, mais obtenir une estimation claire des frais nets réellement prélevés chaque année s’est révélé compliqué.

Côté performance, sur les 10 dernières années, la valorisation cumulée est restée très modeste, nettement en dessous de ce qu’aurait donné une allocation de marché classique, et parfois même en retrait par rapport à l’inflation.
 
Talie a dit:
Se retrouver à devoir choisir entre subir une mauvaise performance pendant des années ou abandonner des droits construits sur le long terme, ça donne vraiment le sentiment d’être un peu captif du système.
Je comprends votre sentiment, mais il ne faut pas tout mettre sur le dos du système. Il y a des règles, comme pour tout placement. On les connait à la signature.
 
lopali a dit:
Je comprends votre sentiment, mais il ne faut pas tout mettre sur le dos du système. Il y a des règles, comme pour tout placement. On les connait à la signature.
Je comprends le point, et bien sûr chacun signe en connaissance des règles au moment donné.

Ce qui me gêne davantage, c’est que beaucoup de le contrat a été signé il y a près de 40 ans, dans un contexte très différent : frais plus élevés partout, moins d’alternatives, peu de transparence sur les coûts réels, et sans imaginer que les règles deviendraient aussi rigides sur le long terme.

Accepter des règles à un instant donné n’empêche pas de s’interroger, des années plus tard, sur leur pertinence quand le marché, les produits et les besoins ont profondément évolué. C’est surtout cette absence de possibilité d’adaptation qui me pose question.
 
niklos a dit:
Tu es sûr de ça ? Il me semble que c'est 30500€ à diviser par le nombre d'amis !
Oui je suis sûr.
Une personne peut recevoir au cours de sa vie 100 contrats de souscripteurs différents ayant abondé chacun 30500, sans payer de droit.il sera sans doute suspect aux yeux de la justice...

Talie a dit:
Oui, le contrat est très ancien (avant 1991), à l’origine mono-support en euros, avec une ouverture limitée vers du multi-support.
Un tel contrat est normalement considéré comme une pépite concernant la transmission.
Talie a dit:
Sur les frais, le problème est justement le manque de vision consolidée : on a des éléments par ci par là, mais obtenir une estimation claire des frais nets réellement prélevés chaque année s’est révélé compliqué.
Les frais ne sont pas à regarder sans parler du rendement.
Tu prends la valeur du contrat il y a 10 ans ou 5 ou 15 et si il n'y a pas eu de versements depuis, tu regardes la valeur du contrat aujourd'hui.
C'est la chose la plus importante à prendre en compte.
A quoi servirait un contrat sans frais, mais à performance négative ?
 
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