Gaz, carburant, électricité, le tarif des énergies est au plus haut en ce moment en France. Le conflit armé entre la Russie et l'Ukraine n'arrange rien. Des économistes sont parvenus à chiffrer les conséquences de cette guerre sur le pouvoir d'achat des ménages en fonction de l'approvisionnement de l'Hexagone en gaz russe ou non.

« Sans gaz russe, nous entrerions dans un scénario de l'extrême ». Ces mots durs sont ceux de Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie, interviewée lundi 7 mars par Les Échos. Alors que les prix du gaz et du pétrole sont déjà au plus haut depuis quelques mois, la guerre en Ukraine risque fortement d'aggraver encore la situation.

Pour le moment, les prix du gaz n'augmentent pas : le gouvernement a acté en octobre 2021 un gel des tarifs qui devrait être prolongé jusqu'à la fin de l'année 2022. Concernant l'électricité, la hausse des prix ne devrait pas dépasser 4% d'ici à l'été prochain.

Facture d'énergie : économisez

70% de hausse en cas de coupure du gaz russe

Selon les calculs d'Euler Hermes, filiale du groupe Allianz, les prix pourraient augmenter de 70% si l'Europe devait cesser d'importer du gaz russe. La facture énergétique des Français atteindrait alors 3 800 euros en moyenne, soit une baisse de 3 points du pouvoir d'achat des ménages.

Même sans ce « scénario de l'extrême » et avec plusieurs aides d'État, la facture énergétique augmentera en 2022. La hausse pourrait atteindre 400 euros cette année, avec un budget total de 2 800 euros pour le gaz, l'électricité et le carburant. Le pouvoir d'achat baisserait alors de 1,5 point.

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Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs solutions existent. La plus simple serait la baisse du chauffage domestique. « Un degré en moins sur douze mois, cela représente 10 à 15 térawattheures de gaz économisé », précise la directrice d'Engie. En portant l'attention sur les usages « non essentiels », jusqu'à 9% du stock énergétique pourrait ainsi être économisés.

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