Un Français sur 4 rembourse au moins un crédit conso. Pourtant, son fonctionnement n’est pas toujours parfaitement clair. Voici les questions fréquemment posées par les futurs emprunteurs.

Le chiffre est non négligeable : plus d’un Français sur 4 (26,5% précisément) détient actuellement au moins un crédit à la consommation (1) : des crédits affectés (16%), des prêts personnels (14%), des crédits renouvelables (15%), mais aussi du paiement en 3 ou 4 fois (19%) et de la location avec option d’achat (7%).

D’usage fréquent donc, le crédit conso suscite toutefois encore des interrogations. Un des leaders du marché, Cofidis, vient ainsi de publier un top des questions les plus souvent posées par les futurs emprunteurs.

1 - Comment est calculé le taux de mon crédit ? (Question posée par 38% des candidats à l’emprunt)

Pour attirer le client, les organismes de crédit ont l’habitude d’afficher, en gros caractères, un taux d’intérêt sur leur publicité. Attention toutefois : il s’agit d’un taux d’appel et pas d’un taux unique, applicable à tous les crédits. « Il n’existe pas un taux unique », rappelle Cofidis. « Celui-ci varie en fonction du type de crédits, du montant emprunté et de la durée de remboursement. » Pour savoir combien vous coûtera votre crédit, il suffit d’utiliser les simulateurs généralement disponibles sur les sites web des établissements de crédit.

Des taux plafonnés

Un rappel : les établissements de crédit ne peuvent pas fixer les taux appliqués à leurs offres de crédits comme bon leur semble. En France, il existe en effet ce qu’on appelle les seuils de l’usure : des taux maximum, en fonction du type de prêt et de son montant, calculés chaque trimestre par la Banque de France.

À consulter : les seuils de l’usure actuellement en vigueur

2 - Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier d’un crédit conso ? (17%)

Outre la prise en compte des taux maximum, les établissements de crédit ont d’autres obligations réglementaires. Celle, notamment, de s’assurer que l’emprunteur n’est pas en difficultés financières, et sera donc en mesure de rembourser son crédit. Selon Cofidis, chaque demande de prêt « fait l’objet d’une étude personnalisée », au cours de laquelle « un certain nombre de renseignements sont demandés aux clients, notamment sur les ressources, charges, et les prêts en cours de remboursement. » Au terme de cette étude, Cofidis affirme n’accepter que « 2 demandes de crédit sur 10 ».

3 - Quelles assurances est-il possible de souscrire ? (15%)

Perte d’emploi, invalidité, décès : autant d’accidents de la vie qui peuvent vous empêcher de rembourser vos crédits. Il existe toutefois une parade : l’assurance emprunteur qui permet une prise en charge des mensualités en cas de problème. Cette assurance, toutefois, est facultative : rien ne vous oblige à y souscrire. Dans le cas d’un crédit conso, il faut même y réfléchir à deux fois : son montant (autour de 8 500 euros en moyenne) et sa durée de remboursement ne justifient pas toujours le surcoût que représente l’assurance.

Lire aussi : Crédit conso : ne prenez pas l'assurance emprunteur

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4 - Que signifie le TAEG ? (14%)

TAEG, pour « taux annuel effectif global ». Il s’agit, pour simplifier du vrai taux de votre prêt. À la différence du taux nominal - celui qu’affichent en général les organismes de crédit - il prend en compte, en effet, l’ensemble des frais liés à l’opération : frais de dossier, frais d’assurance, etc. C’est donc le TAEG - que les établissements ont l’obligation de fournir dans leurs simulations - qu’il faut utiliser quand vous souhaitez comparer deux offres de prêt.

5 - Est-il possible de suspendre ou de réduire le remboursement ? (11%)

Suspendre provisoirement ses mensualités, ou en diminuer le montant : des options bien pratiques en cas de souci. Malheureusement, elles ne sont pas toujours incluses dans les contrats de prêts. Quoi qu’il en soit, l’organisme qui vous a prêté de l’argent, comme toutes les banques, a l’obligation de détecter et d’accompagner les difficultés financières de ses clients. C’est le cas de Cofidis, qui a même créé un « département spécifique » dédié à cette mission.

A consulter : comparer les meilleurs offres de prêts personnels en ligne

(1) Source : Fédération bancaire française, 32e édition de l’Observatoire des crédits aux ménages, janvier 2020