Les courtiers spécialisés dans le crédit immobilier tirent lalarme ! En raison des taux immobiliers historiquement bas, certains candidats au prêt immobilier, solvables mais aux profils plus risqués que la moyenne, risquent de se voir barrer laccès à lemprunt. En cause, les taux de lusure, seuils réglementaires que les banques nont pas le droit de dépasser lorsquelles accordent un crédit.
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Le sujet a été jugé suffisamment sensible pour être porté devant le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), organe de concertation entre les acteurs financiers, les représentants des salariés et des consommateurs, et les pouvoirs publics. A loccasion de sa réunion de travail du 6 novembre dernier, le CCSF a notamment examiné une note de la fédération Banque et Assurances de la CGT sur le sujet. Note qui relativise quelque peu lurgence de la situation.
L'âge des emprunteurs en cause
Pour les besoins de cette note, Aurélien Soustre, représentant de la CGT au sein du CCSF, a interrogé, au téléphone et par courriel, un panel de conseillers bancaires et de courtiers indépendants, sans plus de précisions sur leur nombre. Résultat : selon cet échantillon, les cas dexclusion en raison du taux dusure restent aujourdhui « rares », mais ils existent bel et bien. Et ils concernent des dossiers aux « caractéristiques communes ».
Parmi celles-ci, « lâge des emprunteurs dès 45-50 ans, les coûts de lassurance emprunteur en cas de surprime ou encore les financements sur des durées courtes, incluant les crédits relais ( ) ». A celles-cin s'ajoute l'intégration, également, de frais de courtage au taux annuel effectif global (TAEG) de loffre de prêt. Autre cas de figure où le taux dusure constitue un blocage, celui de certains regroupements de crédits destinés à faire baisser une « charge de remboursement devenue insoutenable » pour le ménage concerné
Un second seuil de lusure pour les dossiers atypiques ?
Quelles solutions face à ces freins ? Tout en rappelant son attachement à la réglementation actuelle sur lusure, qui a fait la preuve de son efficacité comme protection des consommateurs, Aurélien Soustre nest pas opposé à un aménagement dans certains cas, « pourvu que ( ) la délimitation de ces cas » soit claire.
La CGT propose ainsi dadapter le dispositif en créant un second seuil de lusure pour les dossiers atypiques, dont la définition doit être « limitative » et faire « lobjet dune définition de place » fondée sur lâge de lemprunteur, le faible montant emprunté, la courte durée de remboursement ou le recours à la convention AERAS, destinée aux emprunteurs ayant un risque aggravé de santé.



















