Le projet de loi de finances pour 2019, actuellement en débat, prévoit une extension de léco-PTZ. Ce dispositif, qui permet dobtenir un prêt à taux zéro pour financer la rénovation énergétique des bâtiments anciens, devait prendre fin le 31 décembre 2018. Mais le gouvernement a décidé de le maintenir jusquà fin 2021 et de louvrir à davantage de projets.
Si la version revue et corrigée de léco-PTZ est validée, les ménages nauront plus à initier simultanément plusieurs travaux de rénovation (condition de « bouquet de travaux ») pour obtenir un prêt sans intérêt. Autre changement probable à compter de mars 2019 : la durée demprunt maximale sera portée à 15 ans, quel que soit le nombre de rénovations effectuées. Léco-prêt à taux zéro pourra également être accordé pour le financement de travaux dans des logements construits après 1990. En métropole, comme en Outre-mer, il suffira quun bâtiment soit achevé depuis au moins 2 ans pour devenir éligible à léco-PTZ.
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50 000 éco-prêts à 0% en 2019
Cette réforme de léco-PTZ vise ainsi à accélérer la rénovation des bâtiments. Daprès lobservatoire national de la précarité énergétique de 2017, sur 36 millions de logements en France, 7,4 millions sont classés F ou G sur léchelle du diagnostic de performance (DPE). Ils rentrent de fait dans la catégorie des « passoires thermiques ».
Selon les prévisions de lexécutif, compilées dans le rapport sur le projet de loi de finances pour 2019 de la Commission des finances de lAssemblée nationale, un peu plus de 50 000 éco-PTZ devraient être accordés en 2019. Sa nouvelle version pourrait donc permettre de doubler le nombre de financements octroyés lannée prochaine, pour un total de 500 millions deuros prêtés (contre 437 millions deuros en 2017).
De plus, en supprimant la condition de « bouquet de travaux », léco-PTZ pourrait, pour la Commission des finances, davantage profiter aux ménages modestes. Selon ses estimations, en 2017, 62% des prêts travaux à 0% ont été accordés à des ménages faisant partie des 30% les plus aisés. Une tendance qui sest renforcée ces dernières années : en 2017 le revenu fiscal de référence moyen des emprunteurs a bondi de 6% par rapport à 2016, à plus de 39 000 euros.
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