Le cautionnement a pris le pas sur lhypothèque depuis de nombreuses années. En 2010, déjà, selon lenquête annuelle de lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), les prêts cautionnés représentaient plus de 50% des encours des crédits à lhabitat (1). Une proportion stable jusquen 2013, avant que la domination de la caution bancaire ne sintensifie à partir de 2014. En 2016, « les prêts cautionnés ont vu leur poids augmenter de nouveau (+1,6 pt à 58,3%) », précise lACPR.
Evolution choisie consciemment par les emprunteurs ? Ou guidée plus vraisemblablement par les restrictions des établissements de crédit ? Le régulateur du secteur napporte pas dexplication sur lévolution du marché de la sûreté du crédit immobilier.
Le cautionnement peut être catégorisé en deux grandes familles : la caution d'une société de financement, le plus souvent Crédit Logement, filiale commune des grandes banques françaises, ou la caution dun organisme dassurance, filiale interne à un groupe bancaire mutualiste (Camca au Crédit Agricole, CEGC pour Caisse dEpargne et Banque Populaire, etc.) La première catégorie représente 34,6% des encours, et la seconde 23,7%.
30% dhypothèque
La montée en puissance du cautionnement se fait clairement au détriment de lautre principal type de garantie : lhypothèque. Les « garanties réelles », hypothèques et privilèges de prêteur de denier (PPD), ne représentent plus que 30,3% des encours de prêt à lhabitat en 2016.
Voir par ailleurs : les garanties d'un prêt immobilier (hypothèque, PPD, cautionnement)
(1) « Le financement de lhabitat en 2016 », publié en juillet 2017.


















