Le 22 avril a paru au Journal officiel le décret (1) prenant acte du dispositif du Prêt à taux zéro pour 2017. A lidentique, ou presque, par rapport à 2016 : la seule petite nouveauté est léligibilité des primo-accédants preneurs de bail réel solidaire.
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Ce décret saccompagne, comme chaque année, dune étude dimpact. Son objectif : évaluer le montant des crédits dimpôt accordés aux banques distributrices du PTZ - soit, pour faire court, le coût du dispositif pour les finances publiques - afin qu'il ne dépasse pas 2,1 milliards deuros, plafond fixé dans le code général des impôts.
Objectif atteint : selon cette étude dimpact, le « montant des crédits d'impôt afférents au PTZ émis en 2017, net de l'imposition sur les bénéfices correspondants » est évalué à environ 2,08 milliards deuros.
Attentisme dannée électorale
Pour parvenir à ce chiffre, létude dimpact part sur « lhypothèse d'une légère réduction du nombre de PTZ accordés en 2017 ». La baisse envisagée serait de 5%, pour atteindre 110.000 prêts à taux zéro accordés en 2017, dont 24.000 dans lancien sous condition de travaux.
Pourquoi ce léger déclin ? Létude dimpact lexplique par « la non-reconduction de la campagne de communication importante lancée en 2016 avec l'élargissement des conditions d'accès au PTZ et par un possible attentisme des acteurs en 2017 en raison de l'année électorale ». Les chiffres déjà connus pour le 1er trimestre, notamment ceux des mises en chantier, semblent pourtant contredire lidée dun marché affecté par lattentisme des emprunteurs.
(1) Décret n° 2017-592 du 20 avril 2017 relatif aux prêts ne portant pas intérêt consentis pour financer la primo-accession à la propriété




















