Ce nest pas une surprise, mais une confirmation : jamais les banques françaises nont pratiqué des taux aussi bas sur les crédits, comme le montrent les taux effectifs moyens calculés par la Banque de France, et qui servent à la détermination des seuils de lusure.
Au 3e trimestre 2016, le taux moyen pratiqué sur les prêts à la consommation dun montant supérieur à 6.000 euros est tombé à 5,21%, soit 0,34 point de moins quau trimestre précédent. Même constat pour les crédits immobiliers à taux fixe (2,71%, -0,23 pt), à taux variables (2,34%, -0,18 pt) ou pour les prêts relais (2,78%, -0,24 pt).
Conséquence : les seuils de lusure - cest-à-dire les taux maximum pouvant être pratiqués par les banques pour chaque catégorie de prêts - vont baisser dans les mêmes proportions au 4e trimestre.
Prêts immobiliers
- Prêts à taux fixe : seuil de lusure de 3,61% à compter du 1er octobre (3,92% au 3e trimestre) ;
- prêts à taux variable : 3,12% à compter du 1er octobre (3,36% au 3e trimestre) ;
- prêts-relais : 3,71% à compter du 1er octobre (4,03% au 3e trimestre).
Prêts à la consommation
- Prêts dun montant inférieur ou égal à 3.000 euros : seuil de lusure de 20,01% à compter du 1er octobre (19,92% au 3e trimestre) ;
- prêts dun montant supérieur à 3.000 euros et inférieur ou égal à 6.000 euros : 12,99% à compter du 1er octobre (12,91% au 3e trimestre) ;
- prêts dun montant supérieur à 6.000 euros : 6,95% à partir du 1er octobre, contre 7,40% au 3e trimestre.
A noter toutefois une tendance inverse pour les prêts à la consommation de petits et moyens montants, dont les taux moyens ont légèrement augmenté au 3e trimestre.
Retrouvez lhistorique des seuils de lusure et tous les taux maximum applicables pour le 4e trimestre 2016
(1) Avis du 27 septembre 2016 relatif à lapplication des articles L. 314-6 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et nancier concernant lusure


















