Jusquà présent, les associations et autres fondations dutilité publique habilitées à accorder un microcrédit personnel étaient limitées à un plafond de 3.000 euros par bénéficiaire. Un décret (1) paru le 16 janvier au Journal officiel a relevé ce plafond à 5.000 euros.
Plafond relevé à la Caisse dEpargne
Ce texte concerne notamment lAdie (association pour le droit à linitiative économique), qui a annoncé fin janvier avoir relevé à 5.000 euros le montant maximum des « microcrédits personnels pour lemploi salarié » quelle octroie. La Fédération nationale des Caisses dEpargne (FNCE), qui a développé un réseau associatif spécifique pour le microcrédit et linclusion financière, Parcours confiance, a aussi confirmé accorder « désormais des microcrédits dun montant pouvant aller jusquà 5.000 euros ». Via Parcours confiance, la Caisse dEpargne octroie près du tiers des microcrédits personnels en France.
Ce décret ne concerne en revanche pas tous les acteurs de ce marché spécifique, comme le souligne le service presse du Crédit Municipal de Paris : « Nous avions déjà lautorisation daller jusquà 5.000 euros depuis le 1er juillet 2012. LAdie et Créasol, étant considérées comme des IMF (institutions de microfinance), navaient pas été visées par cette décision de 2012 qui ne leur a été étendue que récemment. »
Un prêt de 2.266 euros en moyenne
Le microcrédit personnel permet aux personnes nayant pas accès au crédit bancaire classique de financer des achats liés à linsertion ou la mobilité professionnelle. Acheter un véhicule pour se rendre au travail, financer un permis de conduire ou une formation, des frais liés à un déménagement pour cause de mobilité, etc. Ce microcrédit ne doit donc pas être confondu avec le microcrédit « professionnel », qui est lui lié à des projets entrepreneuriaux et dont le montant peut être supérieur. Selon les dernières statistiques disponibles, près de 15.000 microcrédits personnels ont été accordés en France en 2014, pour un montant moyen de 2.266 euros.
(1) Décret n°2016-22 du 14 janvier 2016 modifiant larticle R. 518-61 du code monétaire et financier.

















