Les très nombreux témoignages reçus par lUFC-QUE CHOISIR démontrent que certains consommateurs ont été trompés par le Crédit Foncier de France sur la nature du produit, lors de la souscription de plusieurs prêts à taux variable proposés par cet établissement (génération i, objectif i, tendance J et immo Plus).
Les prêts ont en effet été vendus par le Crédit Foncier de France ou différents intermédiaires comme des prêts prétendument sécurisés avec un taux dintérêt capé, c'est-à-dire plafonné en cas de variation de lindice de référence.
Des souscripteurs de ces contrats ont même en leur possession des documents rédigés par les conseillers, leur garantissant des mensualités constantes pendant toute la durée du prêt.
Lassociation a décidé de saisir le procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris car elle dispose déléments tendant à démontrer que les consommateurs ont été trompés.
Cette procédure vise à obtenir une sanction des pratiques du Crédit Foncier de France.
Par ailleurs, lUFC-QUE CHOISIR vient au soutien des consommateurs pour les aider à renégocier leurs contrats avec le Crédit Foncier de France et leur permettre de se prémunir contre les risques daugmentation de leurs mensualités, dont ils navaient pas été informés à lorigine.
Conscient des graves difficultés financières rencontrées par les souscripteurs de ces prêts, le Président de la République a dailleurs demandé aux banques lors dune réunion à lElysée le 29 octobre 2007 de mettre en place une procédure individualisée dexamen des dossiers.
Or, les retours de ces discussions reçus par lUFC-QUE CHOISIR démontrent une inégalité de traitement entre les consommateurs victimes de ces « faux taux capés ».
Certains consommateurs ont ainsi obtenu une conversion de leur emprunt en prêt à taux fixe et la suppression des indemnités de remboursement anticipé, alors que dautres consommateurs se sont eux vu purement et simplement opposer des fins de non recevoir.
Dans ces conditions, lUFC-QUE CHOISIR sassocie au collectif des clients du Crédit Foncier et exige louverture de négociations pour un règlement équitable des dossiers, et global, en ne laissant aucune victime à lécart.














