Ce courtier web en assurance de prêt a sondé huit compagnies dassurance (sans dévoiler lesquelles) sur leur activité de janvier à avril 2015. Celles-ci sont selon lui « représentatives du secteur de lassurance emprunteur ». Précision du fondateur de Réassurez-moi, Antoine Fruchard : « Nous navons pas interrogé Sogecap [groupe Société Générale, NDLR] et Cardif [groupe BNP Paribas, NDLR] même sils proposent des délégations dassurance afin de ne pas avoir des chiffres faussés par leurs propres délégations internes. »
Bilan de cette étude : « Une explosion des demandes dassurances extérieures pour les crédits immobiliers : +380% » sur la période janvier-avril 2015 par rapport à la même période en 2014. Dans son communiqué, le courtier y voit une conséquence de la loi Hamon, censée faciliter la concurrence sur ce marché et dont le volet assurance de prêt est entré en vigueur à la fin juillet 2014.
Assez peu de refus des banques prêteuses
Ce même courtier « observe une faible résistance de la part des banques, probablement car la loi Hamon les sanctionne à hauteur de 3.000 euros en cas de non-respect des droits de lemprunteur ». Il évoque un taux de seulement 5% de dossiers ayant fait lobjet dun « premier refus » de délégation par la banque prêteuse, « majoritairement sur léquivalence des garanties ».
Lactivité de ces assureurs « alternatifs » augmente-t-elle grâce à la délégation dassurance dès la signature du crédit, ou grâce à la substitution dans les douze mois suivant lémission de loffre de prêt ? « Nous observons actuellement qu'environ 80% des demandes sont pour des délégations dassurance avant la signature de loffre de prêt, et 20% pour des substitutions, mais cet équilibre va dans le sens des changements de la loi Hamon », répond Antoine Fruchard.
















