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Assurance de prêt : les alternatives aux contrats bancaires fortement demandées en 2015

Un contrat passé au crible
© Anna - Fotolia.com

Selon une étude du courtier spécialisé Réassurez-moi, huit assureurs non liés à un groupe bancaire ont vu leur activité d’assurance emprunteur plus que quadrupler début 2015 par rapport à la même période en 2014.

Ce courtier web en assurance de prêt a sondé huit compagnies d’assurance (sans dévoiler lesquelles) sur leur activité de janvier à avril 2015. Celles-ci sont selon lui « représentatives du secteur de l’assurance emprunteur ». Précision du fondateur de Réassurez-moi, Antoine Fruchard : « Nous n’avons pas interrogé Sogecap [groupe Société Générale, NDLR] et Cardif [groupe BNP Paribas, NDLR] même s’ils proposent des délégations d’assurance afin de ne pas avoir des chiffres faussés par leurs propres délégations internes. »

Bilan de cette étude : « Une explosion des demandes d’assurances extérieures pour les crédits immobiliers : +380% » sur la période janvier-avril 2015 par rapport à la même période en 2014. Dans son communiqué, le courtier y voit une conséquence de la loi Hamon, censée faciliter la concurrence sur ce marché et dont le volet assurance de prêt est entré en vigueur à la fin juillet 2014.

Assez peu de refus des banques prêteuses

Ce même courtier « observe une faible résistance de la part des banques, probablement car la loi Hamon les sanctionne à hauteur de 3.000 euros en cas de non-respect des droits de l’emprunteur ». Il évoque un taux de seulement 5% de dossiers ayant fait l’objet d’un « premier refus » de délégation par la banque prêteuse, « majoritairement sur l’équivalence des garanties ».

L’activité de ces assureurs « alternatifs » augmente-t-elle grâce à la délégation d’assurance dès la signature du crédit, ou grâce à la substitution dans les douze mois suivant l’émission de l’offre de prêt ? « Nous observons actuellement qu'environ 80% des demandes sont pour des délégations d’assurance avant la signature de l’offre de prêt, et 20% pour des substitutions, mais cet équilibre va dans le sens des changements de la loi Hamon », répond Antoine Fruchard.

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© cbanque.com / BL / Mai 2015

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