« Après une telle mesure, les taux de crédits immobiliers devraient rester à leur très faible niveau actuel », écrit Philippe Taboret, le directeur général adjoint de Cafpi, dans un communiqué. « Cette situation a de grandes chances de perdurer jusquà la fin de lannée, voire début 2015. Seul un retour de la croissance pourrait provoquer un changement de politique monétaire de la Banque centrale. » Un point de vue partagé par Maël Bernier, la directrice de la communication de Meilleurtaux.com, sur Twitter :
Jérôme Robin, le président de Vousfinancer.com, va plus loin en annonçant « de nouvelles baisses ( ) dans les prochaines semaines, même si le potentiel de baisse est aujourdhui limité ».
Pourtant, si la baisse du taux directeur de la BCE influence directement les conditions des crédits immobiliers à taux variables - ultra-minoritaires en France -, cest moins le cas des taux fixes, dont lindicateur de référence est surtout lévolution de l'OAT (obligation assimilable du Trésor) 10 ans, titre de dette de lEtat français. Mais voilà, celle-ci atteint elle aussi des niveaux historiquement bas (1,28% ce 9 septembre, selon lagence France Trésor).
Une incitation à prêter davantage ?
Lannonce de la BCE pourrait aussi permettre aux banques de desserrer leurs conditions doctroi. En effet, les taux bas ne profitent pas aujourdhui à tous, certaines catégories de Français (les primo-accédants notamment) ayant de plus en plus de mal à financer leur achat immobilier.
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Comme lexplique Jérôme Robin, la baisse des taux directeurs de la BCE est de nature à permettre aux banques de se montrer moins regardantes : « Cette nouvelle baisse généralisée des taux de la Banque centrale européenne [ ] va [leur permettre] de continuer à se refinancer à moindre coût tout en rémunérant moins largent quelles placent, ce qui devrait les inciter à prêter davantage aux ménages et aux entreprises. »














