Selon le courtier Meilleurtaux, qui publie le bilan 2012 de son palmarès du pouvoir d’achat immobilier, Strasbourg et Marseille sont les deux grandes villes où les emprunteurs ont le plus profité des taux bas en 2012.

Tous les mois, au cours de l’année 2012, Meilleurtaux a croisé ses propres statistiques sur les meilleurs taux fixes immobiliers affichés par les banques avec les prix de vente relevés sur le terrain par le site d’annonces immobilières seloger.com. Résultat : le courtier a pu mesurer l’évolution du pouvoir d’achat immobilier dans les 10 principales villes françaises.

Globalement, ce pouvoir d’achat a augmenté en 2012, « ce qui n’était pas arrivé depuis 2008 » note Hervé Hatt, le directeur général de Meilleurtaux. La baisse des taux, qui ont perdu, en moyenne, un point entre janvier 2012 (4,03%) et janvier 2013 (3,04%), a ainsi permis aux candidats à l’achat immobilier d’améliorer leur capacité d’emprunt. Dans ce domaine, c’est Strasbourg qui arrive en tête, avec un gain sur un an de 19.423 euros pour une mensualité de 1.000 euros sur une durée de 20 ans. Mais toutes les villes sont également concernées : « Compte tenu de l’ampleur de la baisse des taux en 2012, la capacité d’emprunt (…) ressort en hausse de 8 à 12% sur un an selon les villes (…) » explique le communiqué de Meilleurtaux. Derrière Strasbourg, on retrouve ainsi Marseille (18.238 euros), Bordeaux (17.422 euros), Lille (16.821 euros), Nice (16.821 euros), Lyon (15.804 euros), Nantes (13.786 euros), Montpellier (13.603 euros), Paris (12.075 euros) et Toulouse (11.427 euros).

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Lyon et Paris font exception

Toutefois, cette capacité d’emprunt améliorée n’a pas profité également à tous les emprunteurs. Elle a en effet été partiellement ou totalement annulée par la hausse des prix des biens immobiliers. Seule Marseille fait vraiment figure d’exception. Selon Meilleurtaux, les prix y ont baissé de 8% en 2012, ce qui a permis un gain moyen de pouvoir d’achat immobilier de 12 m2, soit l’équivalent d’une pièce, toujours pour un prêt immobilier sur 20 ans avec des mensualités de 1.000 euros. Le gain est nettement moins évident, voire inexistant, dans les autres villes du panel, à Strasbourg (8 m2), Toulouse et Lille (6 m2), Montpellier et Bordeaux (5 m2), Nantes et Nice (3 m2) ou encore Paris (1 m2). Quant aux Lyonnais, ils ont vu, eux, leur pouvoir d’achat entamé de 0,5 m2 : la faute à la hausse des prix dans la capitale des Gaules, qui a atteint 10% en 2012.