Une étude de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques fait un point détaillé sur nos dépenses de santé. On y apprend que le montant moyen de remboursement par l'assurance maladie par an et par ménage est de 5 000 euros.

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DRESS) vient de publier une étude riche d'enseignements sur l'assurance maladie et son impact sur les inégalités de revenus. On y apprend par exemple que les prestations de l'assurance maladie représentent 40% des revenus de 20% des ménages les plus modestes. Même s'ils reçoivent des remboursements de santé plus importants que ceux reçus par les plus aisés, leur cotisation est quant à elle, 14 fois inférieure à celle des ménages aux revenus plus élevés. « L'assurance maladie publique contribue fortement à la réduction des inégalités de revenu », souligne l'étude. Voici 5 chiffres à retenir de cette enquête.

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5 000 euros : Le montant moyen de remboursement par l'assurance maladie par an et par ménage. Ce chiffre monte à 6 000 euros en moyenne dans les milieux modestes contre 4 400 euros pour les ménages plus aisés. « Ce surcroît de montants pris en charge pour les ménages modestes (notamment à l'hôpital) s'explique d'abord par leur état de santé, en moyenne plus dégradé », explique l'étude.

2 000 euros : On retrouve ici le montant moyen pris en charge par l'assurance maladie, par an et par ménage, pour les frais de séjours hospitaliers en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie.

630 euros : C'est la somme moyenne annuelle du reste à charge opposable pour les familles aux faibles revenus pour leurs soins, après remboursements de l'assurance maladie et avant prise en charge de la compélmentaire. Le restant à charge opposable s'accentue pour les plus aisés et passe ici à 730 euros. Le reste à charge opposable est composé des tickets modérateurs, des forfaits journaliers à l'hôpital et des participations forfaitaires et franchises. Pour les plus modestes, ces dépassements sont souvent pris en charge par la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).

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420 euros : Il s'agit ici du montant moyen dépensé chaque année par un ménage modeste chez les médecins en liberté tarifaire, donc moins bien remboursés par l'assurance maladie. Ce montant augmente avec le niveau de vie et s'élève finalement autour de 650 euros pour les ménages aux revenus plus importants. « Cet écart s'explique dans un premier temps par la prise en charge de la complémentaire santé (CMU-C) pour les personnes aux faibles revenus et de l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS). Ces dispositifs empêchent en effet les praticiens de faire des dépassements d'honoraires. Par ailleurs, ces ménages ont aussi moins recours aux soins les plus onéreux en liberté tarifaire comme les dentistes par exemple. Ceux dont les revenus le permettent plus facilement, ont donc plus souvent recours aux spécialistes (soins dentaires et optiques notamment) », souligne l'étude.

1 414 euros : Il s'agit du montant moyen payé par les ménages aux plus hauts revenus pour les cotisation d'assurance maladie et de complémentaire santé. Ce montant descend à 383 euros pour les plus modestes. Une différence d'autant plus importante que le restant moyen à la charge directe des ménages s'élève à 377 euros pour les premiers et à 238 pour les seconds, par an.

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