Le coût de la scolarité augmente de 6% en 2020, d'après la Confédération syndicale des familles. Pour couvrir cet important budget, il existe plusieurs mécanismes, et pas uniquement la bien connue allocation de rentrée scolaire.

Bien que le système éducatif en France soit en partie public, scolariser ses enfants coûte de plus en plus cher. Dans son étude 2020 sur le coût de la scolarité, la Confédération syndicale des familles estime que celle-ci varie de 177,28 euros pour un enfant inscrit en maternelle (+11% par rapport à 2019) à 694,57 euros pour un élève en seconde de Bac pro industriel (+3%), en passant par 407,68 euros pour un 6e (+13%). Une inflation « exceptionnelle » de 6,20% en moyenne ! Cette association l'explique en partie par la crise du coronavirus qui a montré notamment à quel point se doter d’ordinateurs et de matériel numérique de qualité était nécessaire.

Dans le contexte du coronavirus, l’Etat a rehaussé de 100 euros l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Résultat, pour cette rentrée 2020, les parents reçoivent près de 470 euros pour un enfant de 6 à 10 ans et jusqu’à 504 euros s’il est âgé de 15 à 18 ans. L'ARS, versée sous condition de ressources, a été débloquée le 18 août en métropole. Cette aide bénéficie à 3 millions de foyers, soit 5 millions d’enfants âgés de 6 à 18 ans. Elle est indispensable pour beaucoup de familles. Mais elle reste insuffisante pour couvrir l'ensemble des dépenses liées à l’école, estiment plusieurs associations dont la Confédération syndicale des familles.

Soutiens locaux et ristournes fiscales

Pour aider les ménages modestes à financer les dépenses d’éducation (fournitures scolaires, cantines, cours de soutien…), d’autres aides, moins connues que l’ARS, existent. Il peut s’agir par exemple de soutiens financiers supplémentaires attribués, sous conditions, au niveau national - comme la bourse de lycée et de collège, la bourse au mérite, la prime à l’internat, etc. - ou versés par les collectivités locales sous forme de prêts d’honneur et d’aides pour faciliter par exemple un séjour à l’étranger. A l’échelon local également, de nombreux départements ou régions, via les établissements scolaires ou les Caisses d’allocations familiales, peuvent prendre en charge partiellement les frais de cantine. Là encore, le montant de ces subventions dépend le plus souvent du quotient familial. C’est-à-dire des revenus et de la composition du ménage.

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Au niveau fiscal aussi, vous pouvez le plus souvent prétendre à une réduction d’impôt sur le revenu. Pour un collégien, elle atteint ainsi 61 euros, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un élève en études supérieures. Cette ristourne fiscale nécessite que votre enfant soit inscrit dans un établissement scolaire. Les cours par correspondance n’ouvrent donc pas droit à cette réduction fiscale, à l’exception d’une formation initiale suivie via le Centre national d’enseignement à distance (Cned). En revanche, pour l’emploi d’un enseignant à domicile, vous pouvez prétendre à un crédit d’impôt. Le montant de l’avantage est fixé à 50% des frais engagés dans la limite de 12 000 à 20 000 euros, selon la composition du foyer.

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