Le panier moyen des adolescents recule, à 13 euros (–8%), pour une fréquence stable de sept achats mensuels. Autrement dit, les ados continuent de consommer, mais ils arbitrent davantage leurs dépenses. L'étude, fondée sur 13,2 millions de transactions réalisées en 2025, montre que les jeunes adoptent déjà des réflexes bien connus des adultes : comparer, réduire les dépenses, choisir moins cher. Le phénomène est d'autant plus marquant que l'argent de poche moyen a lui aussi diminué, passant de 29 à 26 euros par mois en un an.
Côté dépenses, près d'une transaction sur deux concerne l'alimentation : 33% en supermarché et 14% en fast-food. Sandwichs, snacks, goûters, la consommation va à l'essentiel. La tech (8%) et l'habillement (7%) arrivent loin derrière. Une marque résiste toutefois à l'appétit alimentaire : Apple, qui conserve sa première place parmi les enseignes les plus fréquentées. Les petits achats sur l'App Store, jeux ou contenus numériques, restent des plaisirs préservés.
De fortes disparités régionales
Tous les ados ne sont pas logés à la même enseigne. Les plus dépensiers vivent en Corse, avec 113 euros de dépenses mensuelles en moyenne, contre 82,4 euros pour les Normands. Un écart de 37% qui reflète aussi des différences d'argent de poche reçu. Autre enseignement : la part des retraits d'espèces recule régulièrement, tombant à 3,2% des transactions en 2025, contre 4,4% deux ans plus tôt. La carte et le paiement digital dominent désormais largement.
Face aux contraintes, 30% des adolescents ont déjà demandé une rallonge d'argent de poche via l'application. Mais tout n'est pas dépense impulsive : parmi ceux qui se fixent un objectif d'épargne, 10% ont réussi à l'atteindre. Pour Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay, la période actuelle renforce l'importance de l'éducation financière : apprendre tôt à gérer un budget, arbitrer et épargner serait un facteur clé de réussite future.



















