Appliqué dans environ 70 communes françaises, « l'encadrement des loyers fait une vraie différence sur le budget des locataires », assure dans un communiqué l'association, anciennement nommée UFC-Que Choisir.
« Selon les territoires, le gain est considérable : près de 1.700 euros par an à Paris, jusqu'à 1.200 euros en Île-de-France, autour de 530 euros à Lyon ou à Bordeaux », est-il détaillé.
Dans une autre étude, l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) évalue l'économie moyenne réalisée par un locataire parisien à 1.019 euros entre juillet 2024 et juin 2025 grâce à l'encadrement des loyers.
L'enjeu est aussi important pour les étudiants : « dans six des plus grandes villes étudiantes le respect de l'encadrement des loyers représenterait 46 euros économisés par mois en moyenne », souligne Que Choisir Ensemble.
L'encadrement des loyers est cependant menacé d'extinction car son expérimentation doit s'arrêter le 26 novembre si aucun texte législatif ne le prolonge ou le pérennise.
Une proposition de loi du député socialiste Iñaki Echaniz, déjà validée par l'Assemblée nationale, sera étudiée le 21 octobre au Sénat.
Elle propose de pérenniser le dispositif, de l'élargir aux communes dites « tendues » qui le souhaitent et d'encadrer les compléments de loyers applicables selon les caractéristiques des logements.
Le gouvernement compte cependant amender le texte pour le restreindre à une prolongation de l'expérimentation de deux ans.
« Laisser disparaître l'encadrement des loyers serait incompréhensible », estime Marie-Amandine Stévenin, présidente de Que Choisir Ensemble, citée dans le communiqué.
Elle rappelle un « contexte particulièrement difficile pour les ménages et les étudiants » et craint davantage de hausses de loyers.
L'association appelle à pérenniser, généraliser aux zones tendues et renforcer l'application de cette mesure qu'elle qualifie d'« outil très concret de protection du pouvoir d'achat et de justice sociale ».
Plusieurs dizaines d'élus se sont prononcés en faveur de la poursuite de l'encadrement des loyers.
La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), comme d'autres acteurs de l'immobilier, s'oppose de son côté au dispositif, accusé d'effets négatifs sur le nombre de logements mis en location par les propriétaires.
« À force de décourager les propriétaires bailleurs, on raréfie les logements disponibles », défend Loïc Cantin, président de la Fnaim.
















