Dès le 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d'ampleur, qui concernent les projets cumulant plusieurs travaux complémentaires, pour les maisons individuelles, seront conditionnées à un changement de chaudière si celle-ci utilisait une énergie fossile. « Seules 10% des rénovations d'ampleur conservaient jusqu'à présent un mode de chauffage fossile », précise le ministère de la Ville et du Logement.

Cette mesure s'inscrit dans l'objectif du gouvernement d'atteindre un million de pompes à chaleur françaises installées par an d'ici à 2030. Le plan d'électrification du gouvernement prévoit en outre de créer une offre « clés en main » pour les pompes à chaleur (PAC), pour rassembler dans un seul contrat l'installation, la maintenance et éventuellement la fourniture d'électricité. Ce contrat sera mensualisé, déduira les aides et sera proposé aux ménages modestes. Un appel à projets sera ouvert pour labelliser des entreprises fiables qui proposeront une telle offre. Pour éviter une envolée des coûts, un référentiel des prix d'installation des PAC sera publié prochainement.

Une nouvelle réforme du DPE souhaitée pour valoriser le chauffage électrique

Comme annoncé mi-avril, un texte réglementation interdira le gaz dans les constructions neuves, y compris en appoint ou en hybridation, à partir de 2027 pour les logements et dans les années suivantes concernant les bâtiments tertiaires.

Le gouvernement souhaite une nouvelle réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE), pour abaisser à nouveau le coefficient de conversion de l'électricité, qui sert à calculer l'énergie réellement consommée. « Une telle évolution améliorerait l'étiquette DPE des millions de logements chauffés à l'électrique », indique le document du gouvernement.