Pour la première fois depuis six ans, le marché locatif privé montre de timides signes de détente. Selon l'Observatoire 2026 de LocService, qui analyse plus de 100 000 offres et demandes enregistrées sur l'année 2025, la tension locative recule légèrement à l'échelle nationale, tandis que les loyers cessent presque de progresser.
En moyenne, se loger en location coûtait 715 € par mois charges comprises en 2025, pour une surface de 42 m2. Un niveau quasi stable par rapport à 2024, avec une hausse limitée à +0,6%. Néanmoins, ces chiffres cachent de vraies disparités territoriales. Le prix des locations dépend bien évidemment de la localisation du bien. Ainsi, avec 715 €, un locataire peut espérer 18 m2 à Paris, 35 m2 à Lyon ou 49 m2 à Orléans.
Ce ralentissement marque une rupture après plusieurs années de forte inflation locative, même si les disparités territoriales restent marquées : l'Île-de-France demeure 82% plus chère que la province au mètre carré, et Paris affiche des loyers près de 170% supérieurs à la moyenne provinciale.
Des loyers qui reculent sur les grandes surfaces
La stabilisation des loyers masque toutefois des évolutions contrastées selon la typologie des biens. Si les petites surfaces continuent d'enregistrer de légères hausses, les logements familiaux voient leurs loyers reculer en moyenne. En 2025, une chambre se louait autour de 473 €, un studio 565 €, un T2 750 €, contre 914 € pour un T3 et 1 054 € pour un T4 ou une maison. Un ajustement progressif, qui traduit une moindre appétence pour les grandes surfaces dans un contexte de budgets contraints.
Le marché reste par ailleurs très orienté vers le meublé. Studios et T1 concentrent 37% des locations réalisées, et près de six locations sur dix concernent un logement meublé. Une proportion nettement supérieure à celle observée avant la crise sanitaire, conséquence directe d'une offre limitée et d'un turnover concentré sur les petites surfaces.
Une tension locative en léger reflux
Autre signal inédit : la tension locative recule légèrement. L'indicateur national de LocService passe de 4,8 à 4,69, une première depuis 2019. Si la pression demeure forte dans les grandes villes, la plupart d'entre elles enregistrent une atténuation relative. Paris confirme son regain d'attractivité et concentre à elle seule 12,5% de la demande locative nationale, tandis que Lyon, Montpellier ou Toulouse complètent le haut du classement.
Cette accalmie reste toutefois fragile. Malgré un budget moyen déclaré en hausse, à 821 € par mois, les difficultés d'accès au logement persistent pour de nombreux candidats locataires, dont plus d'un tiers sont étudiants. Faute d'une offre suffisante, la moindre détente observée en 2025 ne suffit pas encore à rééquilibrer durablement le marché.






















