l'AGRICULTURE en quasi faillite

Nivelle

Contributeur régulier
T a t'il un politicien, un responsable qui aurait intégré ce détail ?
- On parle de + de 30 % des 400 mille paysans restants près à mettre la clé sous la porte en 2027
- Des prêts à moyen terme ne résoudront rien ( on en a déjà trop )
- le découragement est partout dans les campagnes
- des fermes autre fois enviées ne trouvent plus preneurs à l'achat comme à la location
-l'avenir ne fait plus rêver :
1- investir plusieurs centaines de milliers d'euro
2-travailler 60 heures par semaine voir le dimanche
3 -s'entendre critiquer par des incompétents
4 -espérer gagner un RSA
Le Général DE GAULLE avait dit " les agriculteurs , c'est comme les Anciens Combattants un jour il n'y en aura plus et......le problème sera règlé"

patience ça vient
 
Nivelle a dit:
T a t'il un politicien, un responsable qui aurait intégré ce détail ?
- On parle de + de 30 % des 400 mille paysans restants près à mettre la clé sous la porte en 2027
- Des prêts à moyen terme ne résoudront rien ( on en a déjà trop )
- le découragement est partout dans les campagnes
- des fermes autre fois enviées ne trouvent plus preneurs à l'achat comme à la location
-l'avenir ne fait plus rêver :
1- investir plusieurs centaines de milliers d'euro
2-travailler 60 heures par semaine voir le dimanche
3 -s'entendre critiquer par des incompétents
4 -espérer gagner un RSA
Le Général DE GAULLE avait dit " les agriculteurs , c'est comme les Anciens Combattants un jour il n'y en aura plus et......le problème sera règlé"

patience ça vient
Mouais manque de réforme du secteur lui-même, je peux vous parler de sucriers/céréaliers si vous voulez.
 
Vous pouvez : aucun problème
 
"Manque de réforme" dit @Jeune_padawan ... Je suis tenté d'ajouter la stupidité de nos politiques pour qui instituer un marché à 2 vitesses ne pose pas de problème. Exemple avec des contraintes environnementales fortes en France quand, dans le même temps, le marché est ouvert à l'importation de produits venant de pays (Amériques, et du Sud et du Nord) ayant peu, pour ne pas dire pas, de contraintes, et donc bien moins chers.
Résultat, on autorise de nouveau l'utilisation de pesticides qui font crever les abeilles, et nous avec.
Voyant le niveau d'emploi de produits chimiques dans la zone de maraichage où j'habite, je ne vais pas plaindre céréaliers et autres maraichers. Pas plus que les viticulteurs, aussi gros utilisateurs de produits nocifs et dont le revenu moyen s'établit à plus de 4000€ mensuel.
A l'inverse, je pense que l'agriculture de montagne et la production laitière sous le joug de la grande distribution sont eux, à plaindre et en quasi faillite. Les 18% d'agriculteurs touchant moins de 1288€ brut par mois doivent se trouver là.
 
Nivelle a dit:
Vous pouvez : aucun problème
Je prends le cas des sucriers mais il s'applique aussi dans les céréales voir le bétail (mais dans ce dernier cas il y a d'autres problématiques).

Pendant longtemps la production agricole française de sucre est très encadrée par la PAC européenne qui en échange de quota de production garantissait un prix de vente du sucre (et donc de la betterave indirectement).

Ce prix garanti mais plancher couvrait les coûts de production sans problème bien que des cotisations à l'export étaient demandées. Dans ce système le rapport de force entre betteraviers et sucrerie est assez faible puisque tout est encadré. Et surtout il y avait des barrières à l'entrée pour l'importation de sucre dans l'UE.

Le hic c'est que le prix du sucre à la fin des années 2000 a commencé à augmenter et dépassé le prix du sucre sous quota : en gros certes les betteraviers/sucriers gagnaient bien mais ils pouvaient gagner mieux en faisant plus d'export. Sauf que pour faire de l'export il faut produire plus et donc ... faire sauter les quotas (et pour d'autres raisons lié ou non les barrières à l'entrée).

Pendant des années les lobbys agricoles ont faire pression sur l'UE pour faire supprimer les quotas qui furent progressivement levés et supprimer en octobre 2017.

Et la filière à déchanter rapidement:ROFLMAO:. Quand le prix du sucre a chuté en 2017 les sucreries, qui n’étaient plus obligées d’acheter une certaine quantité de betteraves, ont réduit volontairement leur production alors que les betteraviers avaient continué à semer (+22% sur 1 an !) et le rapport de force s'est orienté vers les industriels qui faisait la pluie et le beau temps.
De plus avec la fin des barrières à l'entrée le sucre étranger (Brésil, Ukraine) est devenue meilleur marché que le sucre UE et comble de l'ironie il était moins cher de faire raffiner du sucre roux importé que de produire du sucre blanc de betterave française.

Pour comparaison au milieu des années 90 la France produisait 4,5 millions de tonnes de sucre de betteraves par 30 sucreries/raffineries, en 2025 on est à 4 MT pour 19 sucreries.

La problématique des néonicotinoïdes (l'acétamipride contre la jaunisse virale) est une vaste fumisterie de la part de certains lobbys agricoles et des semenciers. Seul la récolte 2020 fut impactée car les betteraviers ... n'ont fait aucun effort.

L'INRA et plus récemment en association avec l'ANSES travaille depuis 10-15 ans sur des variétés de betteraves résistantes (sans OGM juste par sélection) et des pratiques agronomiques pour lutter contre cette maladie des betteraves. Et elle a trouvé des combinaisons qui fonctionne mieux que l'acétamipride !

De même il y a plus de 20 ans l'INRA mettait en garde contre le futur manque d'eau dans le Nord et l'Est de la France conseillant de mieux diversifier les cultures et donc les revenus et tout le monde leur rigolait au nez.

Je passe sur les techniques agricoles qui n'ont pas évolué en 50 ans car chez l'agri on fait comme le père ou le grand-père:biggrin:.

Une conclusion en 1 phrase : les betteraviers se sont tirés une balle dans le pied tout seul et maintenant font leur Cassandre.

Pour le lait c'est le même schéma.
 
Dernière modification:
Il va falloir réactualisez vos données
Dans les années70 , il y avait dans mon ex communes 25 fermes , aujourd'hui il en reste 5 ( une a abandonné en 2025, une autre cessera certainement en 2027)les jeunes agri d'aujourd'hui ne sont pas de familles agricoles : 2BTS et 2 ENITA
- la surface cultivée ne produit plus comme les " grands pères "qui avaient 4 chevaux par 40 ha environ .....les "ITALIENS " ne viennent plus piocher les betteraves sucrières qui ont été abandonnées en 1972......la sucrerie Côte d’dorienne a fermé il y a une vingtaine d'années
- le dernier producteur de lait n'en produit plus depuis le 6 aout 1982......il n'y a plus d'animaux depuis cette date ( reste 2 fermes laitières sur les 23 communes du canton)
Comme en BOURSE , le passé ne préjuge pas de l'avenir
 
poam5356 a dit:
…Pas plus que les viticulteurs, aussi gros utilisateurs de produits nocifs et dont le revenu moyen s'établit à plus de 4000€ mensuel.
??
C’est peut être vrai en Champagne ou dans quelques terroirs privilégiés de Bourgogne et de Bordeaux mais ça ne correspond pas du tout au revenu de la très grande majorité des viticulteurs.
Où avez-vous pêchée une telle information ?
poam5356 a dit:
A l'inverse, je pense que l'agriculture de montagne et la production laitière sous le joug de la grande distribution sont eux, à plaindre et en quasi faillite. Les 18% d'agriculteurs touchant moins de 1288€ brut par mois doivent se trouver là.
 
Jaumep a dit:
??
C’est peut être vrai en Champagne ou dans quelques terroirs privilégiés de Bourgogne et de Bordeaux mais ça ne correspond pas du tout au revenu de la très grande majorité des viticulteurs.
Où avez-vous pêchée une telle information ?
Pas à la pêche, mais en écoutant un reportage aux infos sur des bases ?? Insee je crois. Flute, je ne sais plus, faut que je retrouve la vidéo.
 
C'est ça : reportage France Info et chiffres de l'INSEE :
 
ah la conclusion lorsqu'elle parle du patrimoine ... beaucoup d'agriculteurs ont du mal à en récolter les fruits ....

jeu de mots volontaire ou pas ?
 
Nivelle a dit:
Il va falloir réactualisez vos données
Dans les années70 , il y avait dans mon ex communes 25 fermes , aujourd'hui il en reste 5 ( une a abandonné en 2025, une autre cessera certainement en 2027)les jeunes agri d'aujourd'hui ne sont pas de familles agricoles : 2BTS et 2 ENITA
- la surface cultivée ne produit plus comme les " grands pères "qui avaient 4 chevaux par 40 ha environ .....les "ITALIENS " ne viennent plus piocher les betteraves sucrières qui ont été abandonnées en 1972......la sucrerie Côte d’dorienne a fermé il y a une vingtaine d'années
- le dernier producteur de lait n'en produit plus depuis le 6 aout 1982......il n'y a plus d'animaux depuis cette date ( reste 2 fermes laitières sur les 23 communes du canton)
Comme en BOURSE , le passé ne préjuge pas de l'avenir
LOLILOL !

J'ai commencé ma carrière dans une sucrerie;);). Donc mes données ne sont peut être pas de la dernière année mais pas non plus des années 70.

Je ne vois pas ce que l'Italie vient faire par contre ?

Et si votre sucrerie a fermé (sucrerie d'Aiserey ?) c'est lié à la réforme de 2006 que je n'ai pas évoqué pur ne pas surcharger (baisse du prix garanti de la betterave, baisse des volumes de production contingentés). De plus vu sa localisation elle n'était clairement pas rentable même sous subvention.
Nivelle a dit:
Dans les années70 , il y avait dans mon ex communes 25 fermes , aujourd'hui il en reste 5 ( une a abandonné en 2025, une autre cessera certainement en 2027)les jeunes agri d'aujourd'hui ne sont pas de familles agricoles : 2BTS et 2 ENITA
- la surface cultivée ne produit plus comme les " grands pères "qui avaient 4 chevaux par 40 ha environ .....
Décidément il faut vraiment tout expliqué sur ce forum:rolleyes:.

Ce que vous décrivez c'est l'exode rurale qui a entrainé une concentration des fermes et des terres agricoles (un parallèle avec l'industrie est parfait). C'est lié à des changement structuraux dans la société et l'économie française.
Jeune_padawan a dit:
Je passe sur les techniques agricoles qui n'ont pas évolué en 50 ans car chez l'agri on fait comme le père ou le grand-père
Par cette phrase je sous-entendais que certains principe introduit dans les années 50 comme la suppression des haies ou le tout chimique ne sont pas remis en question même par les jeunes agriculteurs alors qu'elles sont néfastes. On commence à avoir des changements mais suite soit à des contraintes réglementaires et/ou des subventions.
Nivelle a dit:
Comme en BOURSE , le passé ne préjuge pas de l'avenir
Comme on bourse il faut regarder l'avenir sans être nostalgique du passé.
 
poam5356 a dit:
Pas à la pêche, mais en écoutant un reportage aux infos sur des bases ?? Insee je crois. Flute, je ne sais plus, faut que je retrouve la vidéo.
Franchement j’ai pas le temps de regarder la video mais je peux t’assurer que la moyenne des revenus d’un patron viticulteur n’est pas de 4000 euros.
J’ai jeté un coup d’œil sur IA qui donne 2000 euros et précise bien la difficulté de ramener à un revenu mensuel une activité agricole fortement dépendante des aléas climatiques et nécessitant des investissements très lourds.
 
poam5356 a dit:
Pas à la pêche, mais en écoutant un reportage aux infos sur des bases ?? Insee je crois. Flute, je ne sais plus, faut que je retrouve la vidéo.
Il faut aussi prendre du recul sur les données. Un truc tout bête mais quand l'agri va faire ses courses il peut prendre le Partner pour aller à Leclerc et donc "consomme" le carburant de la ferme pour faire ses emplettes persos;).
Alors oui sur la papier il faut séparer pour le comptable, bla bla mais dans la réalité ça arrive souvent et les frais de carburant passent dans les charges déductible du BIC/BNC.

Mais je te rejoins sur l'hétérogénéité du milieu agricole en fonction de l'activité et de la région.
 
Jaumep a dit:
Franchement j’ai pas le temps de regarder la video
Ben, elle ne dure que 1'54" et la partie revenus des viticulteurs est vers la 25ème seconde de lecture.
Mais c'est tout, pas besoin de la visionner. La journaliste donne juste ce chiffre de 4140€ brut par mois.
 
Jaumep a dit:
Franchement j’ai pas le temps de regarder la video mais je peux t’assurer que la moyenne des revenus d’un patron viticulteur n’est pas de 4000 euros.
D'après l'INSEE si !

3970€ en 2022 pour les exploitant hors micro-BA

[lien réservé abonné]

Après c'est une moyenne et non une médiane.
 
Désolé de poser cette question mais est-ce qu’un agriculteur intensif créé ou détruit de la richesse aujourd’hui en France?
Soit disant que l’agriculture intensive nourrit les français. Mais à quel prix? Nappes phréatiques et eau potable contaminées par les pesticides engendrant des cancers, émissions de CO₂ /méthane, biodiversité détruite tout ça finance avec des milliards d’aides de l’état…
 
Jeune_padawan a dit:
Il faut aussi prendre du recul sur les données. Un truc tout bête mais quand l'agri va faire ses courses il peut prendre le Partner pour aller à Leclerc et donc "consomme" le carburant de la ferme pour faire ses emplettes persos;).
Alors oui sur la papier il faut séparer pour le comptable, bla bla mais dans la réalité ça arrive souvent et les frais de carburant passent dans les charges déductible du BIC/BNC.

Mais je te rejoins sur l'hétérogénéité du milieu agricole en fonction de l'activité et de la région.
Ok, donc @poam5356 avait raison.
Mais, en tout cas, c’est pas la réalité chez les viticulteurs du Languedoc Roussillon ( chez qui j’ai de la famille),
Après oui la médiane éviterait le biais de la moyenne probablement déséquilibrée par les gros domaines de prestige qui constituent un monde à part.
 
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