Crédit immobilier : les banques veulent assouplir les règles contre le surendettement

Buffeto

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Staff MoneyVox
La Fédération bancaire française (FBF) a présenté lundi 28 septembre 8 propositions destinées à alimenter les débats en vue de la prochaine élection présidentielle. L'une d'elles vise le crédit immobilier : la fin des règles d'octroi fixées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) pour faciliter l’accès au logement.

Les règles visées ont été instaurées en 2021. Elles faisaient suite à des alertes sur la hausse de l'endettement des ménages et du poids de leurs remboursements. Les banques les jugent aujourd'hui trop contraignantes. Le taux d’effort des emprunteurs est plafonné à 35 % de leurs revenus et la durée d’un crédit immobilier est limitée à 25 ans, avec certaines exceptions. Les établissements disposent toutefois d’une marge de flexibilité leur permettant de déroger à ces critères pour une partie de leur production de crédits. Ces règles avaient été rendues contraignantes pour limiter l’endettement excessif des ménages. La Banque de France ne soutient pas leur suppression, mais la question est désormais débattue au Sénat.
 
ça semble cohérent... 35% ce n'est pas rien. Et la règle "de base" semble plutôt pas mal.
Et en même temps si la famille F a remboursé sans problème avec un taux d'endettement à 35% tout en étant capable de mettre 10% de côté tous les mois, on raisonnablement penser qu'elle pourrait avoir un taux d'endettement de 45%.
Par contre, aller au delà de 25 ans... Peut-être devrait-on faire varier cette durée en fonction des taux !?
 
Bonjour,
plus on va lacher la bride sur les prêts immobiliers et plus les prix des biens à la vente vont monter.

J'ai eu par le passé un responsable d'une grosse société de construction nationale qui me demandait combien les clients pouvaient emprunter au lieu de leur donner un prix pour une maison déterminée.
et m'expliquant sans trembler qu'ils ajustaient leurs prix en fonction des capacités d'emprunt.
bref pour la même maison l'écart de prix pouvait aller jusqu'a 10% que ce constructeur faisait passer au titre des "options" qui, bien sur n'existaient pas.
Cdt
 
Bonjour,

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler quelques vérités :

1) - Les problèmes liés au surendettement proviennent d’abord des crédits à la consommation et, en particulier, des prêts personnels non affectés et autres similaires.
2) - Les banques n'ont aucun intérêt à faire du "n'importe quoi".
3) - Et, contrairement à ces "énarques illuminés" qui , bien que n'ayant jamais rencontré un emprunteur de leur vie, "pondent" de telles réglementations, elles savent analyser - au cas par cas - la situation des candidats acquéreurs/emprunteurs.
=> Dès lors je trouve parfaitement justifiée l'initiative de la Fédération Bancaire Française.

Par ailleurs, que dire de ces "énarques illuminés" qui gèrent tellement bien les finances de l’État français ???:mad:
 
Dernière modification:
niklos a dit:
ça semble cohérent... 35% ce n'est pas rien. Et la règle "de base" semble plutôt pas mal.
Et en même temps si la famille F a remboursé sans problème avec un taux d'endettement à 35% tout en étant capable de mettre 10% de côté tous les mois, on raisonnablement penser qu'elle pourrait avoir un taux d'endettement de 45%.
Par contre, aller au delà de 25 ans... Peut-être devrait-on faire varier cette durée en fonction des taux !?
La prétention que les règles actuelles posent problème, c'est du flan.
Les banques ont le droit de déroger aux règles pour 20% des crédits. C'est largement suffisant.
 
baboune a dit:
Bonjour,
plus on va lacher la bride sur les prêts immobiliers et plus les prix des biens à la vente vont monter.
C'est malheureusement très mécanique oui...
baboune a dit:
J'ai eu par le passé un responsable d'une grosse société de construction nationale qui me demandait combien les clients pouvaient emprunter au lieu de leur donner un prix pour une maison déterminée.
et m'expliquant sans trembler qu'ils ajustaient leurs prix en fonction des capacités d'emprunt.
bref pour la même maison l'écart de prix pouvait aller jusqu'a 10% que ce constructeur faisait passer au titre des "options" qui, bien sur n'existaient pas.
Cdt
Tellement pas surpris...

Après, soyons clairs, c'est le cas dans toutes les industries. Un acquéreur (pas juste de bien immobilier) doit toujours, absolument, prétendre qu'il a deux options, que son choix n'est pas arrêté, etc. Sinon c'est la garantie de se faire plumer. En entreprise, c'est "C'est le CEO qui décide, pas moi", pour un couple c'est "c'est ma femme/mon mari qui décide" :p
 
Buffeto a dit:
La Fédération bancaire française (FBF) a présenté lundi 28 septembre 8 propositions destinées à alimenter les débats en vue de la prochaine élection présidentielle. L'une d'elles vise le crédit immobilier : la fin des règles d'octroi fixées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) pour faciliter l’accès au logement.

Les règles visées ont été instaurées en 2021. Elles faisaient suite à des alertes sur la hausse de l'endettement des ménages et du poids de leurs remboursements. Les banques les jugent aujourd'hui trop contraignantes. Le taux d’effort des emprunteurs est plafonné à 35 % de leurs revenus et la durée d’un crédit immobilier est limitée à 25 ans, avec certaines exceptions. Les établissements disposent toutefois d’une marge de flexibilité leur permettant de déroger à ces critères pour une partie de leur production de crédits. Ces règles avaient été rendues contraignantes pour limiter l’endettement excessif des ménages. La Banque de France ne soutient pas leur suppression, mais la question est désormais débattue au Sénat.
Curieux de connaître les 7 autres aussi
 
Je suis toujours surpris de ce dossier récurent : les banques ne veulent jamais prendre de risque mais demandent qu'on change les règles qui obligent à la prudence...
 
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