Encore quelques jours pour trancher. Les micro-entrepreneurs ont jusqu'au mercredi 30 septembre pour activer (ou abandonner) le versement forfaitaire libératoire (VFL) de l'impôt sur le revenu. Cette option permet de régler l'impôt directement sur le chiffre d'affaires, à un taux fixe qui varie de 1% à 2,2% selon l'activité.
Le montant est prélevé en même temps que les cotisations et contributions sociales par l'Urssaf. Le versement libératoire peut être intéressant pour les foyers déjà fortement imposés, lorsque son taux forfaitaire est inférieur à leur taux moyen d'imposition. À l'inverse, un foyer faiblement imposé, voire non imposable, risque de payer davantage avec le VFL qu'avec le barème classique.
Qui dit option, dit démarche volontaire. Il revient donc au micro-entrepreneur de l'activer lui-même ou d'y renoncer s'il veut revenir à l'imposition classique. Dans les deux cas, pas de formulaire spécifique à remplir, ni de justificatif à fournir. Il suffit d'envoyer une demande depuis sa messagerie sur autoentrepreneur.urssaf.fr, rubrique « J'ai une question sur le versement libératoire de l'impôt sur le revenu ». Petite subtilité pour une micro-entreprise fraîchement créée : l'option doit être exercée avant le dernier jour du troisième mois suivant la création.
Un dispositif ouvert sous conditions de ressources
Ne peut pas y opter qui veut. Un micro-entrepreneur peut choisir le versement libératoire uniquement si son revenu fiscal de référence (RFR) en N-2 ne dépasse pas « la limite supérieure de la deuxième tranche du barème progressif de l'impôt sur le revenu » dixit les impôts.
En clair ? Pour une option sur les revenus 2027, le RFR de 2025 ne doit pas dépasser 29 579 euros pour une part de quotient familial. Ce seuil est majoré de 50% par demi-part ou de 25% par quart de part supplémentaire, soit 88 737 euros pour un couple avec deux enfants par exemple. Le barème de l'IR évoluant au gré des lois de finances, il faut donc refaire le point sur son éligibilité chaque année.
Attention, la page dédiée au VFL sur le site des impôts, tout comme le site de l'Urssaf, tarde parfois à être mise à jour. Le plus fiable reste de consulter l'article 197 du Code général des impôts. Le micro-entrepreneur doit aussi vérifier que l'option reste financièrement intéressante pour lui, surtout si son chiffre d'affaires a connu une baisse.
Dernier point pour éviter une mauvaise surprise : l'option pour le versement libératoire ne suspend pas automatiquement l'acompte de prélèvement à la source. Il faut donc penser à le supprimer soi-même, en se connectant à son espace Finances publiques (anciennement « Espace particulier ») sur impots.gouv.fr, puis dans la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Sans cette démarche, le micro-entrepreneur paiera deux fois son impôt sur le revenu, alors même qu'il voulait faire des économies.

















