"Astuce" du prêt intrafamilial avec remboursement "in fine" pour une transmission

wifer

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Bonjour à tous,

Je voulais savoir si certaines personnes du forum avaient réalisé un prêt intrafamilial dans le but d'optimiser une transmission et partager leur expérience.
DE ce que j'ai pu trouver en faisant des recherches, un prêt intrafamilial fait par un des parents ou les 2 ( communauté ) à un ou plusieurs enfants directs, pour ne pas être requalifié en donation déguisée, doit être consenti avec un taux d'intérêt qui peut être le taux officiel légal voire moins comme le taux du livret A . La grosse astuce consisterait , en faisant établir le contrat de préférence chez un notaire, à stipuler un remboursement "in fine", à savoir capital et intérêts en une seule fois à la fin du délai envisagé , avec une clause ramenant ce prêt dans la succession en diminution de la part de l'emprunteur en cas de décès du ou des prêteurs avant le terme.

Si je soulève ce sujet , c'est que par rapport à mon cas personnel, il sonne comme une évidence. Mes parents ont fait plusieurs donations qui ont utilisé la totalité des abattements disponibles ( 100 K€ par enfant et dons de sommes d'argent ) , ils ont également souscrits des contrats d'AV, mais limités au plafond de 30500 € lié à leur âge lors de la souscription . Le délai des 15 ans pour "la remise à zéro" de l'abattement coure jusque fin 2031 et même si mes parents sont en bonne santé, ils auront quand même un âge avancé à cette date et j'ai donc une petite crainte par rapport à cela
De plus, après avoir réalisé ces donations, ils ont vendu leur résidence principale ( en accord avec mon frère et moi même ) quelques années plus tard et ont de fait des avoirs importants qui fructifient , et qui couvrent largement les besoins éventuels moyens d'une future dépendance et ils ont aussi réduit leurs propres besoins..
J'ai donc aussi une crainte d'ordre plus "philosophique" de voir des sommes importantes qui fructifient et qui ne profiteront à personne pendant peut être 5 ou 10 ans, à une date où mon frère et moi même auront atteints ou dépassé la soixantaine... ( mais je pense qu'au vu de l'augmentation de l'espérance de vie , ce sujet devient assez courant pour les gens de notre génération )

Merci de vos retours
 
Si je comprends la recherche d'optimisation de la transmission, je méfie des " astuces" ayant pour seul objectif que de contourner la fiscalité légale .
Petit point non négligeable : pour une AV abondée après 70 ans , effectivement l'abattement est de 30500 € mais les intérêts produits sont également exonérés de droit de succession.
 
Pour avoir regardé le sujet avec mon notaire récement, même s'il est remboursé "in fine", le pret va être intégré dans la succession, il n'y a pas vraiment d'astuce ... donc je ne vois pas pourquoi le fisc considérerait ça comme une donation déguisée ( il faut bien sur faire les docs adéquat devant notaire )

Si vous avez des frères ou soeurs, ils vaut mieux qu'ils donnent leur accord, car ca peut être considéré comme un avantage
 
pchmartin a dit:
Pour avoir regardé le sujet avec mon notaire récement, même s'il est remboursé "in fine", le pret va être intégré dans la succession, il n'y a pas vraiment d'astuce ... donc je ne vois pas pourquoi le fisc considérerait ça comme une donation déguisée ( il faut bien sur faire les docs adéquat devant notaire )
Je confirme, aucune astuce un prêt est un prêt. L'idéal est de le faire devant notaire.
Est-ce mieux que d'hériter après... question de point de vue... ça dépend si vous considérez que c'est le patrimoine de vos parents ou si c'est votre futur patrimoine...
 
Bonjour à tous,
Petite correction à mon propos initial, paiement des intérêts annuels et remboursement du capital in fine ou réintégration dans la succession en cas de décès...
De ce que j'ai compris si le prêt est consenti à taux 0, le fisc considérera cela comme une donation déguisée, si le prêt est consenti au taux légal officiel voire moins, disons 2% par an d'intérêts, même avec remboursement du capital in fine, le fisc n'a rien à y redire ...

Et les parents prêteurs ont tous le loisir de faire ce qu'ils veulent des intérêts annuels ...

j'utilisais le nom d'"astuce" dans le bon sens du terme ç ça reste de l'optimisation pour moi .

Et après c'est plus subjectif selon les uns ou les autres, mais si une somme n'est utilisée par personne à l'instant t, j'ai tendance à croire qu'elle serait plus utile à 52 ans qu'à 64 ans non ?
 
wifer a dit:
Et les parents prêteurs ont tous le loisir de faire ce qu'ils veulent des intérêts annuels ...
petit détail : les intérêts reçus seront fiscalisés ....
 
wifer a dit:
De ce que j'ai compris si le prêt est consenti à taux 0, le fisc considérera cela comme une donation déguisée,
J'ai utilisé les prêts familiaux à de nombreuses reprises (7 fois dont 3 en cours) depuis une dizaine d'années. Uniquement sous seing privé, toujours sans intérêts et avec modalité de remboursement diverses (dont "in fine").
 
Le taux à 0% n'est pas un problème
 
Bonjour Kizzo, tu es sur ? J'ai tendance à croire que si les abattements de 100 K€ par enfant ont été pris totalement, les dons de somme d'argent à 31.6 K€ et qu'il y a des contrats d'AV , que si un prêt de disons 50 K€ par enfant est consenti à taux 0 avec remboursement du capital in fine sur 10 ans par des parents octogénaires, le fisc aura tendance à regarder cela de près ?
 
wifer a dit:
Bonjour Kizzo, tu es sur ? J'ai tendance à croire que si les abattements de 100 K€ par enfant ont été pris totalement, les dons de somme d'argent à 31.6 K€ et qu'il y a des contrats d'AV , que si un prêt de disons 50 K€ par enfant est consenti à taux 0 avec remboursement du capital in fine sur 10 ans par des parents octogénaires, le fisc aura tendance à regarder cela de près ?
J'en suis certain pour le mettre en place frequemment pour mes clients. Le problème n'est pas le taux (même une banque peut prêter à taux 0) mais l'échéance. Mettre 10 ans pour des octogénaires ça n'a aucun sens, il faut être cohérent avec l'espérance de vie du prêteur. Stipuler un remboursement au plus tard au décès du prêteur c'est un terme cohérent.
Ne pas oublier non plus que c'est pas parce que le fisc trouverait une situation discutable que le juge en penserait de même, l'administration perd souvent.

En l'espèce, encore une fois un prêt à 0% n'est nullement un problème pourvu que le remboursement ait lieu et que le terme soit cohérent.
 
Bonjour,
wifer a dit:
Je voulais savoir si certaines personnes du forum avaient réalisé un prêt intrafamilial dans le but d'optimiser une transmission et partager leur expérience.
J'ai cette idée en cours de gestation :

Opportunité familiale immobilière bilatérale [lien réservé abonné]

Cdlt.
 
OK Merci, mais quelque soit le taux ( 0 ou autre ) , si le terme du prêt doit être cohérent avec l'espérance de vie du prêteur, pour un homme et une femme de 81 ans, ce sera forcément au plus tard au décès du préteur donc...

Quel serait l'intérêt si le capital est remboursé "in fine" la 5e année par exemple pour être réintégré qques mois ou 1 an plus tard dans la succession, désolé mais j'ai du mal à percevoir le principe.
Dans mon esprit, le remboursement du capital "in fine" devait correspondre au décès et être déduit de ma part de succession et pas remboursé , d'où le sujet d'un taux d'intérêt qui n'est pas nul pour éviter une requalification de donation déguisée par le fisc..
 
L'idée est donc, pour les enfants, de profiter maintenant des fonds,sans attendre le décès.
Les parents peuvent en donner l'usufruit tout en conservant la nue pro.
Cela scinde en 2 les droits .
 
moietmoi a dit:
Les parents peuvent en donner l'usufruit tout en conservant la nue pro.
non puisque : " Le délai des 15 ans pour "la remise à zéro" de l'abattement coure jusque fin 2031"...

si tu donnes l'usufruit il aura une valeur taxable donc ...
 
wifer a dit:
OK Merci, mais quelque soit le taux ( 0 ou autre ) , si le terme du prêt doit être cohérent avec l'espérance de vie du prêteur, pour un homme et une femme de 81 ans, ce sera forcément au plus tard au décès du préteur donc...

Quel serait l'intérêt si le capital est remboursé "in fine" la 5e année par exemple pour être réintégré qques mois ou 1 an plus tard dans la succession, désolé mais j'ai du mal à percevoir le principe.
Dans mon esprit, le remboursement du capital "in fine" devait correspondre au décès et être déduit de ma part de succession et pas remboursé , d'où le sujet d'un taux d'intérêt qui n'est pas nul pour éviter une requalification de donation déguisée par le fisc..
J'ai écrit plus haut qu'il fallait spécifier un remboursement au décès du prêteur...
 
Buffeto a dit:
si tu donnes l'usufruit il aura une valeur taxable donc
Bien sûr.
Ça scinde en 2 les droits en les augmentant un peu.
Lors de la donation du quasi usufruit, il y a droit a payer ( on peut supposer sur 50% de la valeur totale)
Et lors du décès il y aura des droits à payer sur la nue pro qui est dans l'héritage, dont la valeur sera d'autant plus élevée que le parent décède tard. ( L'usufruitier prenant de l'âge en même temps..)

Éluder les droits n'est pas possible.
Optimiser l'utilisation des fonds l'est.
 
Par contre en donnant l'usufruit le donataire aura les fruits. C'est trivial mais il faut en tenir compte
 
Il me semble qu'on ne peut plus donner une somme d'argent en U/NP
 
Ok j'ai compris .
Pour une relative "petite" somme de l'ordre de 15 K€ , ne serait il pas plus simple d'envisager un cumul de dons d'usage ( anniversaire, nöel par exemple ) sur 2 à 3 années ? Pour éviter un acte notarié, les frais et l'administratif qui va avec ?
Si j'envisage un prêt , ce serait de l'ordre de 25 à 30 K idéalement ...
4 à 5 K€ par an en dons d'usage sur 2 à 3 ans d'affilée pour 300 K€ de patrimoine financier , ça passe aux yeux du fisc ?
 
wifer a dit:
Ok j'ai compris .
Pour une relative "petite" somme de l'ordre de 15 K€ , ne serait il pas plus simple d'envisager un cumul de dons d'usage ( anniversaire, nöel par exemple ) sur 2 à 3 années ? Pour éviter un acte notarié, les frais et l'administratif qui va avec ?
Si j'envisage un prêt , ce serait de l'ordre de 25 à 30 K idéalement ...
4 à 5 K€ par an en dons d'usage sur 2 à 3 ans d'affilée pour 300 K€ de patrimoine financier , ça passe aux yeux du fisc ?
L'avantage de passer par un notaire :
- C'est pas cher (oui c'est plus que 0, comme les salaires que versent les employeurs)
- possibilité de faire une donation-partage et éviter les problèmes s'il y a d'autres enfants.
- c'est carré, c'est officiel, c'est incontestable
- il y a des abattements dédiés pour les dons de sommes d'argent qui se cumulent avec l'abattement de 100 000€

Après, oui on peut aussi chercher à se faire piéger par le fisc avec des sommes qui ne sont ni petites ni grandes. Chacun joue avec ses cartes...
 
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