CHARDON
Contributeur
Bonjour
Dans le courrier des lecteurs Ouest-France ce week-end, le témoignage d'un cycliste renversé par un bus :
"Le 14 juillet 2025, j’ai été renversé et écrasé par un bus de ville. J’étais dans mon droit – le constat de la police en atteste –, je portais un casque et heureusement ! ...
Coût total des frais médicaux engagés pour ces 77 jours : 52 644,13 €. L’essentiel a été pris en charge par la CPAM (48 659 €), le reste par ma mutuelle (3 985 €), soit en tout 684 € par jour en moyenne, grosso modo le coût d’un mois de loyer pour un studio. "
et il ajoute " Réflexion 1 : c’est bien de communiquer au patient le coût des frais médicaux engagés par la collectivité pour les soins qui lui sont prodigués… et c’est encore mieux de pouvoir disposer, en France, d’un tel système de prise en charge largement mutualisé ! "
Ce lecteur semble considérer qu'il est normal que la collectivité ait intégralement payé ces soins : pas un mot sur le recours que l'Assurance Maladie devrait exercer vers le Tiers Responsable.
A-t-il oublié que dans le passé, on pouvait cocher la case "Accident" sur une feuille de soins ?
En recherchant dans les "Rapports d'Evaluation des Politiques de Sécurité Sociale (REPSS) Maladie", on trouve que ce "Recours contre Tiers" est en baisse alors que le budget de l'Assurance Maladie est en hausse.
"En 2025, 808,6 M€ ont été enregistrés au titre du recours contre tiers nets dans la branche « maladie »....En 2025, les recours nets poursuivent leur baisse (-2 %). L’augmentation des reprises de provisions (20 %) et la baisse des pertes sur créances (-1 %) ne compensent pas le repli du recours contre tiers (-3 %)."
"Les dépenses relevant de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) ont atteint en 2025 265,4 milliards d'euros,"
Est-ce à dire que, dans une civilisation où les loisirs semblent essentiels à beaucoup, induisant une prise de risque individuelle largement supportée par la collectivité, il faudra probablement revoir les limites de cette solidarité ?
Dans le courrier des lecteurs Ouest-France ce week-end, le témoignage d'un cycliste renversé par un bus :
« J’ai été victime d’un grave accident à vélo, mes soins ont coûté 52 600 € »
Je lis :"Le 14 juillet 2025, j’ai été renversé et écrasé par un bus de ville. J’étais dans mon droit – le constat de la police en atteste –, je portais un casque et heureusement ! ...
Coût total des frais médicaux engagés pour ces 77 jours : 52 644,13 €. L’essentiel a été pris en charge par la CPAM (48 659 €), le reste par ma mutuelle (3 985 €), soit en tout 684 € par jour en moyenne, grosso modo le coût d’un mois de loyer pour un studio. "
et il ajoute " Réflexion 1 : c’est bien de communiquer au patient le coût des frais médicaux engagés par la collectivité pour les soins qui lui sont prodigués… et c’est encore mieux de pouvoir disposer, en France, d’un tel système de prise en charge largement mutualisé ! "
Ce lecteur semble considérer qu'il est normal que la collectivité ait intégralement payé ces soins : pas un mot sur le recours que l'Assurance Maladie devrait exercer vers le Tiers Responsable.
A-t-il oublié que dans le passé, on pouvait cocher la case "Accident" sur une feuille de soins ?
En recherchant dans les "Rapports d'Evaluation des Politiques de Sécurité Sociale (REPSS) Maladie", on trouve que ce "Recours contre Tiers" est en baisse alors que le budget de l'Assurance Maladie est en hausse.
"En 2025, 808,6 M€ ont été enregistrés au titre du recours contre tiers nets dans la branche « maladie »....En 2025, les recours nets poursuivent leur baisse (-2 %). L’augmentation des reprises de provisions (20 %) et la baisse des pertes sur créances (-1 %) ne compensent pas le repli du recours contre tiers (-3 %)."
"Les dépenses relevant de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) ont atteint en 2025 265,4 milliards d'euros,"
Est-ce à dire que, dans une civilisation où les loisirs semblent essentiels à beaucoup, induisant une prise de risque individuelle largement supportée par la collectivité, il faudra probablement revoir les limites de cette solidarité ?









