Due en partie à la guerre en Ukraine, la hausse des taux d'intérêt se confirme en avril, selon plusieurs spécialistes en courtage interrogés par Les Échos. Une situation qui durcit les conditions d'obtention des prêts à l'habitat.

Selon plusieurs professionnels du courtage immobilier interrogés par Les Échos, la légère hausse des taux d'emprunt immobiliers se confirme en avril. Selon nos confrères, un prêt sur 20 ans se négocie aujourd'hui à un taux moyen de 1,35%, soit +0,35% depuis le début de l'année. D'après les chiffres de l'Observatoire Crédit Logement CSA cités par BFMTV, le taux moyen provisoire au 15 avril est passé à 1,22% contre 1,18% en mars, toutes durées confondues.

En cause ? L'inflation, qui après avoir atteint +2,9% en janvier a grimpé en mars à +4,5% sur un an, selon l'Insee. Due en grande partie au conflit russo-ukrainien, cette situation a conduit certaines banques à prendre des mesures, comme diminuer la durée de validité des propositions commerciales de 30 à 5 jours ou revoir à la baisse les taux d'usure, qui correspondent aux taux maximums que les banques sont autorisées à appliquer dans le cadre d'un prêt.

Les prêts accordés en baisse de 5,5%

De plus, la hausse des taux est généralement compensée par une augmentation des mensualités à rembourser. Selon la directrice des études du spécialiste de courtage Vousfinancer, pour pouvoir emprunter 300 000 euros sur 20 ans, il faut désormais gagner 200 euros nets de plus par mois de manière à compenser une hausse des taux de 0,50 point dans certaines banques et ainsi respecter le seuil de 35% d'endettement.

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D'après un autre expert sollicité par Les Échos, l'apport personnel des futurs acheteurs devient dès lors un avantage précieux pour obtenir un prêt. Par ailleurs, le nombre de prêts accordés en France a reculé de 5,5% ce trimestre par rapport au premier trimestre de 2021.

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