L'assurance emprunteur couvre divers risques comme le décès, la maladie ou l'invalidité, protégeant à la fois les emprunteurs et les banques contre un éventuel défaut de remboursement. Une proposition de loi doit être discutée jeudi à l'Assemblée nationale sur ce sujet.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est dit mercredi favorable à rendre possible le changement d'assurance emprunteur à tout moment au cours du contrat, alors qu'une proposition de loi doit être discutée jeudi à l'Assemblée nationale sur ce sujet. « Je suis favorable à la proposition de loi de (la députée) Patricia Lemoine (Agir ensemble), parce que je pense que c'est une proposition juste et là aussi protectrice du pouvoir d'achat des Français », a affirmé Bruno Le Maire sur Franceinfo. Il faut « mettre de la concurrence pour réduire les coûts », a-t-il justifié. « Aujourd'hui votre assurance emprunteur vous ne pouvez la modifier que la première année et ensuite à une date anniversaire. (...) Là, ça va être plus simple, plus rapide et à tout moment vous pourrez modifier votre assurance-emprunteur, votre assurance crédit, si vous estimez que vous pouvez trouver mieux et moins cher ailleurs », a expliqué le ministre.

Prêt immobilier : facilitons la résiliation de l'assurance emprunteur à tout moment

L'assurance emprunteur couvre divers risques comme le décès, la maladie ou l'invalidité, protégeant à la fois les emprunteurs et les banques contre un éventuel défaut de remboursement. Selon une évaluation de Bercy, pour un primo-accédant qui a emprunté 250.000 euros à 35 ans pour acheter son premier logement, une telle mesure « pourra lui faire économiser sur la durée de son prêt sur 25 ans, près de 4.000 euros », a détaillé Bruno Le Maire.

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Il s'est dit aussi favorable à une autre mesure prévue dans cette proposition de loi, qui prévoit « l'ouverture d'un travail avec les banques et assureurs sur les discriminations d'accès à l'assurance emprunteur quand on a été malade ». « Ca aussi c'est une question de justice fondamentale », a insisté Bruno le Maire, ajoutant souhaiter que le droit à l'oubli sur les antécédents de cancer, actuellement de dix ans, soit raccourci.