Surprise : les taux de lusure évoluent à rebours des taux actuellement proposés par les banques. Les seuils de lusure sont en effet calculés par la Banque de France sur la base du taux annuel effectif global (TAEG) moyen constaté par linstitution monétaire lors du trimestre écoulé. Puis la Banque de France augmente ce TAEG moyen dun tiers pour fixer les seuils de lusure, pour chaque catégorie de prêt. Ce mode de calcul induit donc logiquement un décalage entre la réalité du marché des taux au plus bas en juin - et la fixation des taux de lusure.
Les seuils applicables aux prêts à taux fixe (limmense majorité du marché) sur des périodes de 10 à 20 ans et de plus de 20 ans rebondissent ainsi très légèrement, sans toutefois repasser la barre symbolique des 3%. Autrement dit, une banque ne peut toujours pas proposer un prêt pour lequel le TAEG serait supérieur à 3%. Les évolutions sont, comme souvent, plus disparates pour les seuils applicables aux prêts à la consommation.
Seuils de lusure pour les prêts immobiliers
- Prêts à taux fixe de moins de 10 ans : seuil de lusure de 2,72% à compter du 1er juillet 2019 (contre 2,73% lors du 2e trimestre 2019)
- Prêts à taux fixe de 10 à 20 ans : 2,79% (contre 2,77%)
- Prêts à taux fixe de 20 ans et plus : 2,97% (contre 2,96%)
- Prêts à taux variable : 2,47% (contre 2,45%)
- Prêts relais : 3,16% (contre 3,20%)
Seuils de lusure pour les prêts à la consommation
- Prêts de 3 000 euros ou moins : seuil de lusure de 21,08% au 2e trimestre 2019 (contre 21,11% au 2e trimestre 2019)
- Prêts dun montant compris entre 3 000 et 6 000 euros : 12,49% (contre 12,60%)
- Prêts dun montant supérieur à 6 000 euros : 5,92% (contre 6,08%)
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