Le crédit à la consommation en France a enregistré une croissance solide au deuxième trimestre, après un premier trimestre déjà positif, grâce entre autres au dynamisme du financement d'automobile, a annoncé mercredi l'Association française des sociétés financières (ASF).

Entre avril et fin juin, le montant cumulé des nouveaux crédit à la consommation a gonflé de 7,3% par rapport à la même période en 2017, après une hausse de 3,2% déjà constatée sur le premier trimestre, a précisé l'ASF dans un communiqué. Cette progression porte à 5,3% le rythme de croissance au premier semestre du crédit à la consommation, qui poursuit ainsi sur sa bonne lancée après déjà quatre années consécutives de hausse.

« Au deuxième trimestre, tous les secteurs sont bien orientés », détaille l'ASF, qui précise que la plus forte hausse est enregistrée par les financements d'automobiles d'occasion avec une progression de presque 17% sur un an, après déjà un bond de 13,3% sur les trois premiers mois de l'année.

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Les financements d'automobiles neuves affichent également une hausse soutenue au deuxième trimestre, de près de 13%, après 8,5% au premier trimestre. Dans ce secteur du financement d'automobiles, l'ASF souligne une fois de plus le poids prédominant des opérations de location avec option d'achat (LOA), qui ont bondi de 42% pour l'occasion et de 17% pour le neuf, là où les crédits affectés ont progressé de 15% et de 0,7% respectivement.

Du côté des prêts personnels, la croissance « s'accentue », poursuit l'association, qui constate une hausse des nouveaux crédits de 5,9% après une progression de 1,5% au cours des trois premiers mois de 2018. Quand aux financements affectés de biens d'équipement du foyer (électroménager, équipement multimédia, meubles...), ceux-ci progressent de 5,3% au deuxième trimestre après un repli de 2% au premier trimestre, ce qui porte l'évolution sur les six premiers mois de l'année à +1,7%.

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Les crédits renouvelables sont restés globalement stables, avec une toute petite hausse de 0,4%, qui intervient après un repli de 0,7% sur les trois premiers mois de l'année et qui limite le recul de ce type de prêt à 0,2% au premier semestre. Souvent pointés du doigt dans les situations de surendettement, les crédits renouvelables ont vu leur encadrement durci depuis plusieurs années et ne comptent plus aujourd'hui que pour moins d'un quart du crédit à la consommation, contre plus de 40% à la fin des années 2000.