« Le taux deffort moyen des ménages ayant contracté un emprunt immobilier, défini comme la part de leur revenu consacrée au remboursement de cet emprunt, sétablit à environ 24% en 2016 », relève la Banque de France dans cette publication (1), « soit un niveau nettement inférieur au seuil de 33% souvent retenu par les banques pour loctroi dun crédit immobilier ». Ces dernières refusent en effet généralement que les mensualités de crédit immobilier dépassent le tiers des revenus mensuels des emprunteurs, afin déviter quils se retrouvent en difficulté pour rembourser leur prêt immobilier.
En moyenne, ce taux deffort, plus couramment appelé taux dendettement en agence bancaire, serait donc bien inférieur à ces fameux 33%. Dans les faits, il ne sapproche de cette barre que pour les ménages les plus modestes, ceux qui sont contraints de jouer avec ce taux dendettement et avec la durée du crédit pour pouvoir emprunter. Selon la Banque de France, « les emprunteurs disposant de moins de 20.000 euros de revenu net annuel consacrent en moyenne 32% de leur revenu au remboursement de leur emprunt au 4e trimestre 2016 ». Ces derniers auraient ainsi légèrement poussé ce taux dendettement, situé à 31% un an plus tôt, en augmentant leurs échéances pour pouvoir réduire leur durée demprunt. De 22 ans en moyenne fin 2015, les prêts immobiliers des plus modestes sont ainsi passés à légèrement moins de 21 ans fin 2016.
Un taux dendettement sous les 20% pour les plus aisés
Les autres catégories demprunteurs semblent disposer dune marge bien plus confortable. Ainsi les ménages emprunteurs dont le revenu net annuel est situé dans la fourchette 20.000-40.000 euros affichent un taux deffort moyen stable à 26%. Logiquement, plus le revenu augmente, plus la part des remboursements dans ce revenu diminue. Ainsi les emprunteurs profitant dun revenu annuel de 60.000 à 80.000 euros affichent un taux dendettement denviron 18% fin 2016. Un taux qui tombe même à 15% pour les emprunteurs aux revenus dépassant les 80.000 euros annuels (plus de 6.600 euros par mois).
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(1) « Les crédits nouveaux à lhabitat des ménages : tendances récentes », article publié dans le bulletin n°210, mars-avril 2017.














