1% : la hausse est modeste, mais réelle. Après un creux en 2011, 2012 et 2013, les encours de crédit à la consommation ont renoué avec le croissance en France en 2014, pour atteindre 148 milliards deuros. Un renouveau porté par le « rebond des prêts personnels non-affectés et surtout par la bonne performance du financement automobile », détaille CACF. Le crédit auto représente en effet les deux tiers du volume de prêts affecté. La location avec option dachat (LOA) confirme quelle est définitivement entrée dans les murs en France : elle a progressé de 16% en 2014. A linverse, le crédit renouvelable, dont la distribution a été plus strictement encadrée par la réglementation, poursuit son déclin : -1,8%.
Pour autant, la production de nouveaux crédits est resté très inférieure à ce quelle était avant la crise bancaire de 2008 : 20% en dessous du pic enregistré en 2007, explique CACF, qui estime que « le niveau de rentabilité du secteur est globalement sous pression ( ) ». En cause selon la filiale du Crédit Agricole : les seuils de lusure [taux maximum, calculés par la Banque de France, auquel un crédit peut être accordé] en baisse sensible et continue depuis 2011, « en particulier sur les crédits supérieurs à 3.000 euros ». Pour assurer son avenir, le secteur doit donc « sadapter aux nouveaux modes de consommation qui émergent », conseille CACF, avec notamment lémergence des formules locatives, du type LOA, et lessor du commerce électronique et/ou mobile.
Dans la moyenne européenne
En matière de crédit conso, la France se situe dans la moyenne européenne, explique lObservatoire. A mi-chemin entre les pays du Nord (Norvège, Danemark, Suède, Royaume-Uni, Allemagne), qui continuent à y avoir massivement recours, et les pays du Sud (Espagne, Italie, Portugal), qui sen méfient.
Avec un encours moyen par habitant de 2.244 euros (contre 2.100 euros en Europe), la France se situe ainsi très loin derrière la Norvège (5.500 euros) mais nettement devant le Portugal (1.200 euros).
















