8,3 milliards deuros : le montant annuel des cotisations au titre des contrats dassurance de prêt progresse très légèrement en 2013, de 1% par rapport à 2012. La hausse était encore de 3% en 2011 et 2012. A titre de comparaison, sur l'année 2013, l'encours des crédits aux particuliers a progressé de 2,9% selon la Banque de France.
Ce ralentissement de l'assurance emprunteur en 2013 peut sexpliquer par un creux récent des demandes dassurance de prêts immobiliers et professionnels. 3,2 millions de demandes en 2013, cest mieux quen 2012 (2,6 millions) mais cela reste en-deçà des statistiques enregistrées en 2010 (4,1 millions) ou 2011 (3,7 millions).
Pas plus de délégations quen 2012
Les données dévoilées portant sur lannée 2013, impossible de connaître à ce stade limpact de la loi Hamon, qui permet, depuis la mi-2014, de changer dassurance pendant un an suite à lémission de loffre de prêt. En revanche, elles permettent de mesurer l'effet de la Loi Lagarde. La Fédération française des sociétés dassurance (FFSA), qui a diffusé ces statistiques 2013 pour le compte de lAFA, rappelle ainsi que « depuis le 1er septembre 2010, létablissement de crédit doit informer lemprunteur quil peut souscrire lassurance auprès de lintermédiaire de son choix », à condition de présenter des garanties équivalentes.
Une mesure qui na pas permis de développer la délégation dassurance : « En 2013, les cotisations relatives aux contrats d'assurance emprunteur en délégation d'assurance sont restées stables alors que celles relatives aux contrats des établissements de crédit ont progressé de 2%. » En bref, les emprunteurs restent très majoritairement fidèles, ou captifs selon le point de vue, à lassurance proposée par la banque qui leur octroie un crédit. Ainsi, en 2013, 89% des cotisations ont été perçues au titre des contrats dassurance emprunteur souscrits par un établissement de crédit pour le compte de leurs clients.
La délégation stagne clairement : elle ne représente que 11% des cotisations 2013, une proportion quasi inchangée depuis 2010 (1). A noter : la proportion de délégation dassurance est supérieure (15,2%) lorsque lon sintéresse aux seuls crédits immobiliers, la délégation étant quasi inexistante pour les prêts à la consommation (1%).
22% de crédits conso contre 26% en 2009
Ces données 2013 confirment par ailleurs le poids grandissant du crédit immobilier sur le marché de lassurance de prêt. Sur lensemble des cotisations dassurance emprunteur, en 2013, 72% concernent des prêts immobiliers, contre 66% en 2009. La part des crédits à la consommation dans ces cotisations sérode lentement, passant de 26% en 2009 à 22% en 2013 (2).
70% de cotisations au titre de la garantie décès
Dans sa publication, la FFSA se félicite par ailleurs de la « nette progression [9%, NDLR] des cotisations au titre des garanties perte demploi ». Toutefois, lorsque lon sintéresse à ce que représentent les différentes familles de garanties en termes de cotisations, la garantie perte demploi ne pèse pas très lourd dans le bilan 2013 : 4% des cotisations en 2013, contre 70% pour les garanties décès, et légèrement plus dun quart pour les garanties incapacité-invalidité.
(1) Source : dossier « Convention Aeras : statistiques 2013 » publié par la FFSA et le Gema.
(2) Les 6% restants en 2013 représentent les cotisations perçues via des assurances couvrant des prêts professionnels.















