Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, mène actuellement des discussions avec les banques de la place afin que celles-ci acceptent de reprendre des salariés du Crédit immobilier de France (CIF), promis à la disparition, a-t-il indiqué mercredi lors d'une conférence de presse.

« Je suis très soucieux que la situation des salariés du Crédit immobilier de France soit prise en compte », a assuré le ministre, au sujet des 2.400 employés environ que compte l'établissement. Sauvé de la cessation de paiement fin août par l'Etat, le CIF n'est plus en position de fonctionner sans soutien ou sans adossement, faute de pouvoir se financer seul.

« J'ai deux préoccupations. La première, c'est que l'activité du CIF pour les populations fragiles, modestes, soit reprise, et je pense notamment à la Banque Postale », a-t-il expliqué. La seconde est « que les salariés ne restent pas sur le carreau », a-t-il ajouté.

« Je m'emploie activement à ce que les banques (...) prennent en charge la situation des personnels » qui ne seraient pas repris par la Banque Postale ou intégrés au sein de la structure qui gèrera bientôt l'extinction progressive du CIF. La Banque Postale a dévoilé, mi-octobre et début décembre, des mesures de renforcement de son offre de prêt social à l'habitat, activité historique du CIF. Dans ce cadre, elle se dit prête à reprendre jusqu'à 300 salariés du CIF.

« Je demande aux autres banques de bien vouloir, dans les embauches qu'elles prévoient, (...) penser à ces salariés qui sont jeunes, qui sont bien formés, qui n'ont pas démérité et n'ont pas à pâtir des défaillances du management passé » du CIF, a exhorté le ministre, en marge de la présentation de la nouvelle réforme bancaire.

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Les salariés et les dirigeants du CIF, actuels et anciens, militent pour la création d'une entité ad hoc qui reprendrait les anciennes activités de l'établissement et une partie de ses personnels, quitte à la loger au sein de la Banque Postale. Mais cette proposition n'a, pour l'instant, pas été entendue par Bercy, par le Trésor ou par la Banque Postale.