L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui surveille l’activité des banques et assurances en France, a publié récemment un rapport sur l’évolution de trois facteurs de risques liés aux crédits immobiliers. Son constat, au final, est plutôt rassurant.

A l’origine de ce rapport, la crainte de l’ACP qu’une éventuelle baisse des prix de l’immobilier vienne mettre en péril la stabilité financière du secteur bancaire, en créant par exemple un décalage entre les montants empruntés par les acheteurs immobiliers et la valeur réelle du bien acquis. Dès septembre 2011, l’Autorité de régulation a ainsi adressé un courrier aux banques françaises, leur demandant de respecter les « principes de gestion rigoureuse des risques ». Dans la foulée, l’ACP a décidé de suivre mensuellement trois indicateurs (à partir des statistiques fournies par les banques sur les nouveaux crédits produits) : le taux d’effort des emprunteurs, le rapport entre le montant des prêts et la valeur des biens financés et la durée initiale des prêts.

Montants en baisse

Dans son étude, qui s’intéresse à la période  janvier - octobre 2011, l’ACP se veut rassurante. Au sein d’un marché où la production de nouveaux crédits immobiliers est à la baisse (de 11,6 milliards d’euros en juillet 2011 à 7,9 milliards en octobre 2011), le montant moyen des prêts a également eu tendance à reculer. Seule exception : les prêts liés à un investissement locatif, dont le montant augmente légèrement.

Autre indicateur rassurant : le ratio entre le montant du prêt principal et la valeur du logement acheté a également eu tendance à décroître en 2011. De 84% en moyenne en janvier 2011, il est passé à 79% en octobre. Dans le détail, les primo-accédants finançaient avec leur prêt principal 83% de la valeur du bien acheté, les autres acquéreurs de résidence principale 75%. Tous types de prêts confondus, seul un emprunteur sur 10 emprunte plus que la valeur du bien, une proportion relativement stable sur la période examinée.

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Toujours 20 ans en moyenne

Le taux moyen d’endettement, c’est-à-dire le poids moyen du remboursement des crédits dans le budget des ménages, est également contenu sous la barre fatidique des 33%. Après une hausse de janvier à juillet 2011, il a été ramené à 30,8% en octobre. La part des emprunteurs dont le taux d’endettement dépasse les 35% baisse également : 22% en octobre, après un pic à plus de 23% en juillet.

Enfin, une donnée continue à progresser, mais relativement modérément : la durée initiale moyenne du prêt. Les emprunteurs continuent en effet à s’engager en moyenne pour une vingtaine d’années (19,7 ans en octobre 2011).