L'essentiel
- La hausse des taux de prêts continue, avec un taux moyen passant de 3,22% à 3,24% au second trimestre.
- Les banques maintiennent des durées de prêt élevées pour rassurer les emprunteurs face à l'augmentation des coûts de prêt.
- Les taux devraient rester stables en juillet, mais la rentrée de septembre pourrait voir une augmentation en raison des tensions sur les marchés obligataires.
La stabilisation des taux jusqu'au printemps n'aura donc pas duré. La hausse se poursuit, selon le baromètre de l'observatoire Crédit Logement-CSA portant sur les prêts conclus sur le second trimestre. « Après plusieurs mois d'hésitations et alors que les taux de refinancement de la BCE n'ont pas été réajustés depuis juin 2025, l'arbitrage des banques en faveur du renforcement des fonds propres a doucement pris le pas sur la consolidation d'une demande toujours inquiète. Mais les banques ont choisi de relever leurs taux sans excès », indique l'observatoire. Le taux moyen, toutes durées confondues, est passé de 3,22% entre février et avril, à désormais 3,24%.
« Les établissements bancaires ont ainsi préservé la demande de ménages déstabilisés par les pertes de pouvoir d'achat et un climat politico-économique particulièrement anxiogène », analyse le rapport de l'observatoire.
Voici les taux fixes moyens en juin 2026, selon l'observatoire Crédit Logement - CSA, en fonction de la durée d'emprunt.
| Taux moyen en juin 2026 | Taux moyen en mai 2026 | |
|---|---|---|
| Prêt immobilier à taux fixe sur 15 ans | 3,12 % | 3,12 % |
| Prêt immobilier à taux fixe sur 20 ans | 3,22 % | 3,34 % |
| Prêt immobilier à taux fixe sur 25 ans | 3,30 % | 3,37 % |
Source : Observatoire Crédit Logement/CSA, sur le flux de garanties (portefeuille d'environ 310 000 garanties chaque année).
L'étude relève aussi que la durée d'emprunt est toujours en moyenne de 251 mois, soit une hausse de 6 mois sur un an. Il s'agit du niveau le plus élevé jamais observé. « En préservant des durées élevées pour beaucoup d'emprunteurs, elles cherchent à rassurer une demande qui chancelle, alors que les évolutions des taux des crédits ne permettent plus d'alléger le poids des charges de remboursement des emprunts. Car avec la remontée des taux des crédits accordés, les banques ne parviennent que difficilement à atténuer les conséquences de la remontée du coût des opérations financées qui pèse de plus en plus lourdement sur les capacités d'emprunt des candidats à un achat immobilier », souligne l'observatoire.
Si les taux devraient rester stables en juillet, la rentrée de septembre est scrutée avec davantage d'inquiétude. Au vu des tensions sur les marchés obligataires qui limitent les marges de manuvre des banques, les taux pourraient repartir à la hausse, avertit par exemple le courtier Meilleurtaux.












