Le marché du crédit immobilier entre dans sa traditionnelle parenthèse estivale. Après plusieurs mois de hausse modérée, les banques choisissent la stabilité pour juillet. Les principaux réseaux de courtage s'accordent sur des barèmes quasiment inchangés, même si les conditions réellement obtenues par les emprunteurs pourraient être un peu moins favorables qu'au printemps.

Les taux moyens dans les banques début juillet

  • Sur 15 ans : 3,30% d'après Meilleurtaux ; 3,35% chez Empruntis ; 3,30% pour Vousfinancer.
  • Sur 20 ans : 3,40% d'après Meilleurtaux ; 3,45% chez Empruntis ; 3,50% pour Vousfinancer.
  • Sur 25 ans : 3,50% d'après Meilleurtaux ; 3,55% chez Empruntis ; 3,60% pour Vousfinancer.

Taux moyens constatés par les réseaux de courtage, sur la base des barèmes fournis par les banques. Ils ne tiennent pas compte du coût de l'assurance emprunteur.

Les barèmes publiés pour juillet traduisent donc une situation globalement figée. Une stabilité qui s'explique notamment par le ralentissement traditionnel de l'activité bancaire pendant l'été. « Cette stabilité est renforcée cette année par le fait que la production de crédit n'a pas été très bonne sur les mois de mai et juin, ce qui n'incite pas les banques à monter les taux », explique Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires de Meilleurtaux.

Des taux affichés stables... mais des crédits parfois un peu plus chers

Cette stabilité cache toutefois une réalité plus nuancée. Depuis le printemps, plusieurs établissements proposaient des offres commerciales permettant de financer une partie du prêt à un taux préférentiel. Ces dispositifs arrivent progressivement à leur terme. À noter tout de même que SG continue à proposer son offre à 3,10%.

Crédit immobilier : faut-il foncer sur l'offre canon à 3,10% de SG ?

Résultat : même si les barèmes restent identiques, certains emprunteurs pourraient voir leur taux final progresser de 0,10 à 0,20 point par rapport aux meilleurs dossiers financés ces derniers mois. Guillaume Fourt souligne que la fin de ces offres « boosters » devrait mécaniquement se traduire par une légère hausse des taux réellement proposés dans les offres de prêt.

Les banques restent néanmoins en quête de nouveaux clients. Les meilleurs profils (primo-accédants, ménages disposant d'un apport confortable ou clients capables de domicilier leurs revenus) continuent de bénéficier de conditions plus favorables que les taux moyens affichés.

Une rentrée sous surveillance

Si juillet devrait rester calme, les courtiers regardent déjà vers septembre avec davantage d'inquiétude. Les tensions persistantes sur les marchés obligataires limitent les marges de manœuvre des banques, malgré la stabilité actuelle des barèmes. Meilleurtaux estime ainsi que les taux pourraient repartir à la hausse à la rentrée si ces conditions de marché perdurent.

Pour les candidats à l'achat, le message reste donc sensiblement le même qu'en juin : inutile d'espérer une forte baisse des taux dans les prochaines semaines. En revanche, la concurrence entre établissements demeure importante et la mise en concurrence des banques reste le meilleur moyen d'obtenir un financement dans de bonnes conditions.