Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 était à l'équilibre (+0,04%). A 9H05, l'indice phrase grapille 0,23%. Lundi, le CAC 40 a gagné 7,77 points, soit 0,10%, à 8.281,61 points.

« L'attention se tourne vers les indicateurs macroéconomiques américains » et « le marché devrait rester nerveux et réactif au moindre chiffre », relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à Cité Gestion Private Bank.

Les investisseurs décortiqueront notamment la publication des ventes aux détails dans la première économie mondiale pour le mois de décembre, attendue vers 14H30 (heure de Paris). Suivront jeudi les chiffres de l'emploi et vendredi l'inflation pour janvier.

Ces indicateurs sont déterminants pour évaluer la future politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Plus l'inflation et l'activité sont faibles, plus l'institution monétaire sera susceptible de baisser ses taux, ce qui est favorable aux actions.

Autre point d'attention des marchés : la publication des résultats d'entreprises des deux côtés de l'Atlantique.

Aux Etats-Unis, on attend notamment les chiffres du quatrième trimestre du géant de l'agroalimentaire Coca Cola, du constructeur automobile Ford et du laboratoire Gilead.

En Europe, les investisseurs scruteront la publication annuelle du groupe pharmaceutique AstraZeneca, du pétrolier BP et de la banque Barclays à Londres et du géant du streaming musical Spotify à Stockholm.

Parmi les valeurs à suivre

A Paris, ce sont les résultats du groupe du luxe Kering qui vont capter l'attention et influencer l'ensemble du secteur du luxe.

Le propriétaire de Gucci, lancé dans une restructuration depuis l'arrivée en septembre de son nouveau directeur général Luca de Meo, a annoncé mardi des ventes en baisse de 13% en 2025 et un plongeon de son bénéfice net de 93,6%.

En 2025, le résultat net de Kering s'élève à 72 millions d'euros et ses ventes à 14,67 milliards d'euros, un peu en-dessous du consensus d'analystes établi par Bloomberg qui prévoyait des ventes annuelles de 14,8 milliards d'euros.