De Luxleaks, ce scandale à l'optimisation fiscale au Luxembourg, au sérieux risque de baisse des rendements de l'assurance-vie en passant par les bonnes performances des banques en ligne sur les tarifs - au premier rang desquelles s'illustre Boursorama : voici ce qu'il ne fallait pas rater sur cBanque cette semaine.

En matière de finances comme ailleurs, les actualités se juxtaposent en donnant parfois des résultats pour le moins paradoxaux voire dissonants. Pour exemple : cette semaine - et jusqu’au 10 novembre - , c’était la semaine de la finance solidaire. La 7e du genre, organisée par Finansol, association ayant notamment pour mission de labelliser les différentes formes de finance ou d’épargne solidaire. A cette occasion, nous avons d’ailleurs passé en revue les différents moyens d’ajouter un petit supplément d’âme à son épargne.

Scandale de l'optimisation fiscale agressive au Luxembourg

C’est au beau milieu de cette campagne de promotion pour une finance plus éthique et solidaire qu’une quarantaine de médias internationaux – dont Le Monde en France – ont révélé les résultats d’une enquête baptisée « Luxleaks », mettant à jour des accords fiscaux secrets que près de 340 multinationales ont signés avec le Luxembourg entre 2002 et 2010. De l’optimisation fiscale « aggressive » sur fond de « tax ruling » - permettant aux entreprises de questionner l’administration d’un pays sur le traitement de sa situation et d’obtenir des garanties juridiques –, défendue par le Luxembourg au nom d’une certaine forme de compétitivité fiscale.

Pas très solidaire cette histoire au niveau européen ! Voire même carrément embarrassante pour le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui, de 1995 à 2013, était Premier ministre du Luxembourg ! Parmi les nombreuses réactions au scandale Luxleaks, en France, le PS réclame une « sérieuse condamnation » de ce système d’évasion fiscale par Jean-Claude Juncker et demande qu’il propose rapidement une directive pour contrer cette concurrence « crépusculaire » entre systèmes fiscaux européens.

En parallèle, figurant parmi les 340 multinationales associées au scandale Luxleaks, le Crédit Agricole a tenu à minimiser son implication, rappelant le caractère « non significatif » des impôts en jeu, au regard notamment « des 4 milliards d’euros d’impôts acquittés par le groupe en moyenne chaque année en France ».

Rendements de l'assurance-vie : 2,20% en 2014 ?

L’autre sujet « chaud » de cette semaine : les perspectives de baisse des taux de rémunération de l’assurance-vie et plus précisément des rendements qui seront servis au titre de 2014. C’est Christian Noyer qui a lancé le pavé dans la marre, avec sa casquette de gouverneur de la Banque de France la semaine dernière, puis celle de président de l’ACPR mardi dernier : face aux taux d’intérêts très bas des marchés obligataires sur lesquels les assureurs sont très largement présents, il a réitéré son appel à une baisse importante des taux de rémunération des contrats.

Un appel qui n’est pas du goût du président de l’Afer, qui critique une annonce « de nature à faire peur aux épargnants ». Tout en indiquant que l’association pourrait être amenée à alimenter sa Provision pour participation aux excédents (PPE). Selon Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du cabinet Facts & Figures que nous avons interrogé sur la question, l’intervention de Christian Noyer est tout à fait justifiée : « C’est une mesure de prudence, à destination d’un secteur qui fait face actuellement à une collecte trop importante sur ses fonds en euros ». Les assureurs se retrouvent ainsi « pris au piège » et contraints d’acquérir des milliards d’euros d’OAT 10 ans à des taux très bas (1,2%). Résultat : les assureurs vont devoir provisionner pour les années à venir et baisser le taux de rémunération. L’expert s’attend ainsi à un rendement moyen de 2,20% pour l’assurance-vie en euros en 2014.

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Boursorama en vedette cette semaine

Du côté des banques en ligne, on a aussi beaucoup parlé de Boursorama banque ces derniers jours. La semaine dernière déjà, l'enseigne annonçait avoir gagné plus de 24.000 nouveaux clients sur le 3e trimestre 2014, et ressortait aussi comme la première banque en ligne dans notre classement des téléchargements d'applications mobiles bancaires.

Cette semaine, elle s'est distinguée dans un autre de nos comparatifs, nettement plus stratégique, en prenant la première place dans notre palmarès des banques les moins chères. Une première place au classement général ainsi que dans la catégorie « banque au quotidien », cédant le leadership à la Macif sur les incidents & découverts et à Hello Bank sur les frais bancaires liés à l'épargne.

Des performances qui valaient bien une interview de Benoît Grisoni, le directeur de Boursorama Banque. Détaillant quelques nouveautés prévues par l'enseigne sur cette fin d'année 2014, il revient notamment sur leur toute dernière offre de bienvenue à 100 euros, « contournant » la limite des 80 euros en matière de prime. De quoi permettre à l'enseigne de passer son objectif des 600.000 clients d'ici la fin de l'année. Ce qui, d'après Benoît Grisoni, ne devrait pas être un problème, puisque « aujourd'hui nous pensons que nous avons la meilleure offre bancaire, en toute modestie ».

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