L'assurance-vie a subi en janvier un nouveau mois de décollecte nette, le sixième consécutif. Selon les chiffres publiés par la Fédération française des sociétés d'assurance, le rythme des versements a toutefois progressé, tandis que le volume des retraits diminuait légèrement.

La décollecte nette (retraits moins versements) de l'assurance-vie a atteint en janvier -1,1 milliard d'euros. Les cinq mois précédents, elle n'avait déjà cessé de se creuser, avec -0,3 milliard d'euros en août, -1,8 milliard en septembre, -2 milliards en octobre, -2,6 milliards en novembre, et -3,8 milliards en décembre. Il y a encore un an, en janvier 2011, la collecte atteignait 3,5 milliards d'euros. Mais sur 2011 dans son ensemble, la collecte nette de l'assurance-vie avait chuté de 85%, tombant à 7,6 milliards d'euros.

Les versement au plus haut depuis mars 2011

Les versements (cotisations des particuliers) sur les contrats d'assurance-vie en France ont toutefois progressé en janvier, pour atteindre 11,9 milliards d'euros, après 9,7 milliards en décembre, soit le plus haut niveau depuis mars 2011, quand ces versements s'étaient établis à 12,1 milliards. Le plus bas avait été atteint en août, à 7,7 milliards d'euros. Sur les contrats en euros, les versements ont même progressé de 2%, pour la première fois depuis plus d'un an, à 10,4 milliards d'euros, souligne la FFSA.

A l'inverse, les retraits (qui correspondent à des retraits mais aussi aux prestations versées par les assureurs au terme des contrats ou en cas de décès) ont baissé, atteignant 13 milliards d'euros, après 13,5 milliards en décembre.

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Concurrence des livrets et de la pierre

« Dans une période de crise incitant à l'attentisme, les épargnants confirment leur confiance dans l'assurance vie », qui demeure « le support d'épargne préféré des Français », avec 1.368,9 milliards d'euros d'encours fin janvier, après 1.362 milliards fin décembre, se félicite la fédération.

Quant aux retraits, ils sont dûs, selon la FFSA, à la crise économique qui « conduit les ménages à puiser dans leur épargne pour financer leur consommation », à la crise des dettes publiques, « qui entretient d'une manière générale l'inquiétude des épargnants », à la « promotion commerciale » en faveur des livrets d'épargne réglementés et des comptes à terme, et à « l'attrait pour l'immobilier ».