Depuis plusieurs semaines, la flambée des prix de l'énergie — notamment du pétrole — alimente les craintes d'un choc économique plus large. La hausse des prix à la pompe ravive le spectre d'un retour de l'inflation, avec des répercussions possibles sur les taux d'intérêt et la croissance mondiale. Certains économistes évoquent même le risque d'un scénario de stagflation, combinant ralentissement économique et hausse durable des prix.
Ne pas vendre dans la panique
Dans ce contexte anxiogène, les professionnels, à l'image de Dorian Dabadie, responsable Bourse de Meilleurtaux, appellent à garder la tête froide. Vendre ses placements dans la précipitation peut en effet s'avérer contre-productif. L'histoire des marchés financiers montre que « les périodes de tensions géopolitiques provoquent souvent des réactions excessives à court terme », ajoute-t-il.
C'est pourquoi, face aux nombreuses sollicitations de clients préoccupés par l'évolution des marchés boursiers, des acteurs comme Meilleurtaux Placement ont renforcé leur rôle pédagogique en multipliant les contenus explicatifs, notamment sous forme de vidéos et d'articles.
Ajuster son portefeuille
Pour autant, rester totalement passif n'est pas la seule option. Un ajustement tactique peut avoir du sens pour les investisseurs qui souhaitent adapter leur portefeuille au contexte actuel. Dans un environnement marqué par la hausse des prix de l'énergie, en Bourse, certains experts recommandent par exemple de privilégier des valeurs secteurs dits défensifs, comme l'énergie ou la santé, souvent plus résilients en période d'incertitude.
A l'inverse, certains groupes fortement exposés aux coûts énergétiques, en particulier les entreprises cycliques et du transport aérien, ainsi que les sociétés liées au tourisme, traditionnellement sensibles aux tensions géopolitiques, pourraient voir leurs cours de Bourse rester sous pression si le conflit devait se prolonger. Rééquilibrer son portefeuille vers des secteurs jugés plus solides permet ainsi de rester investi tout en limitant l'exposition aux segments les plus fragilisés.
Des opportunités d'investissement à saisir
Une autre stratégie consiste à anticiper les opportunités futures. Certains investisseurs établissent ainsi une liste de valeurs de qualité qu'ils seraient prêts à acheter si les marchés venaient à corriger davantage, qu'elles soient déjà présentes dans leur portefeuille ou non.
Cette méthode permet d'aborder les phases de volatilité avec davantage de sérénité. Si les marchés continuent de baisser, l'investisseur peut ainsi se positionner à l'achat progressivement à des niveaux plus attractifs. Pour ce faire, il convient de disposer de liquidités dans son portefeuille afin de réaliser de bonnes affaires qui pourraient se faire jour en cas d'une poursuite du mouvement de baisse sur les places boursières.
« L'assurance vie peut également jouer un rôle d'amortisseur dans la gestion de l'épargne, notamment pour les épargnants les plus prudents »
Le fonds euros comme solution d'attente
Dans ce contexte incertain, « l'assurance vie peut également jouer un rôle d'amortisseur dans la gestion de l'épargne, notamment pour les épargnants les plus prudents », selon Dorian Dabadie. Pour les nouveaux versements libres, certains conseillers estiment qu'il peut être raisonnable de marquer temporairement une pause sur les unités de compte investies en actions.
A la place, privilégier le fonds en euros — dont le capital est garanti — peut constituer une solution d'attente, le temps d'y voir plus clair sur l'évolution du conflit et sur ses conséquences économiques. Cette stratégie permet de sécuriser son épargne pendant quelques mois sans sortir du cadre fiscal avantageux de l'assurance vie.
En revanche, pour les versements programmés déjà en place, la plupart des spécialistes jugent qu'il est prématuré de modifier la stratégie. Ces investissements réguliers ont justement pour objectif de lisser les points d'entrée en Bourse dans la durée et d'atténuer les effets inhérents à la volatilité des marchés financiers.
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Garder une vision à long terme
Comme le rappelle Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, « à court terme, la guerre en Iran agit avant tout comme un choc d'incertitude pour l'économie mondiale ». Néanmoins, si l'incertitude géopolitique reste bien réelle, l'histoire récente rappelle que les crises liées aux tensions internationales finissent généralement par se résorber.
Ainsi, d'après une étude réalisée par la société de gestion Muzinich & Co, sur les 21 opérations militaires américaines menées au Moyen-Orient au cours des quarante dernières années, les marchés boursiers ont progressé dans 95 % des cas huit semaines après le début des hostilités.
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