« Pour 84% des Français, consommer, c'est soutenir l'économie locale et les producteurs. Ils déclarent même à hauteur de 35% qu'ils ont déjà renoncé à un achat faute d'option Made in France », précise cette enquête. « La proportion est quand même assez importante, de gens qui nous disent « j'y ai renoncé parce que je n'avais pas d'alternative » », a souligné dans un entretien à l'AFP Agnès Crozet, directrice générale adjointe de l'ObSoCo.
Dans l'ensemble, les consommateurs français montrent « une appétence à l'achat de produits, de biens, qui est relativement faible », souligne-t-elle. Cela « s'articule peut-être aussi avec l'envie de consommer mieux, de consommer un peu différemment et de renoncer carrément à acheter un bien si on ne s'y retrouve pas dans ce qu'on cherche, et notamment cette question de la souveraineté, du soutien à l'économie nationale », ajoute Agnès Crozet.
Prudence
En effet, l'étude montre des envies et besoins de consommer relativement faibles, « en concordance avec les données mesurées par l'Insee. L'instabilité politique, le contexte international anxiogène entraînent des difficultés à se projeter et favorisent la prudence ».
Les consommateurs, lorsqu'ils ont un peu de marge financière, vont préférer dépenser pour les vacances, les voyages, les restaurants, les sorties et les loisirs. « C'est vraiment la dimension plaisir qui est associée à la consommation », relève encore Agnès Crozet, qui pointe du doigt « une forme de lassitude à l'égard des sollicitations constantes et des sur-sollicitations à l'hyper-consommation ».
Il s'agit de la première édition de ce baromètre de la consommation de la Foire de Paris. Celle-ci se déroulera du 30 avril au 11 mai. Le baromètre « nous permet de venir confirmer et enrichir et nourrir nos réflexions dans le développement de la foire de Paris », a précisé à l'AFP Steven Abajoli, le directeur de la Foire de Paris.
Agnès Crozet, par ailleurs, fait état de la situation « assez alarmante » des familles monoparentales : « On a une question notamment sur la consommation, le stress, et le fait que ce soit devenu trop cher, et sans grande surprise, ce sont des items qui sont plus sélectionnés chez les plus modestes, mais vraiment avec une prépondérance assez importante chez les familles monoparentales ». Le baromètre a été réalisé sur un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population de France métropolitaine.





















