Le gendarme boursier utilise les réseaux sociaux pour transmettre des messages de prévention contre les fraudes financières, qui visent de plus en plus souvent les jeunes.

Protéger les épargnants contre les arnaques financières fait partie des missions de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Pour y parvenir, elle dispose de plusieurs outils : surveiller les pratiques des acteurs, éditer des listes noires ou encore publier des mises en garde. Mais elle emploie parfois des méthodes plus directes, en allant interpeller directement les potentielles victimes.

L'AMF intervient ainsi sur les réseaux sociaux, où elle s'inspire des messages postés par les escrocs pour mieux les dénoncer et sensibiliser les usagers, tout particulièrement les plus jeunes. Dans un article sur le sujet, Le Monde décrit ainsi une campagne sur Instagram, où l'AMF démonte la rhétorique des messages frauduleux, qui font l'apologie de l'argent rapide et facile pour orienter leurs victimes vers des placements à haut risque.

Qui se cache derrière les arnaques aux crédits sur internet ?

Dans une étude conduite auprès de 5 000 personnes et publiée en décembre dernier, l'AMF expliquait que plus d'un tiers des Français victimes d'une arnaque aux placements avaient été démarchés sur les réseaux sociaux, qui constituent ainsi le 2e point d'entrée, après les emails. Facebook, Youtube, Instagram, etc. permettent aux escrocs de toucher un « public jeune, de milieu plus modeste que la cible traditionnelle des arnaques au placement (...) » et surtout peu à l'aise avec le sujet de l'épargne, rapportait à l'époque l'AMF. Pour parvenir à leur fins, les escrocs s'offrent parfois les services d'influenceurs, qui relaient leurs messages moyennant rémunération, le plus souvent sans souligner le caractère risqué du placement.

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Arnaques sur les sites de rencontres

Autre vecteur de plus en plus utilisé, notamment dans le cadre d'arnaques à la romance, les messageries instantanées et les sites de rencontre. « Cette fois, l'escroc noue une relation virtuelle avec sa cible avant de lui demander d'encaisser un chèque à sa place », explique au Monde Julien Lasalle, chef du service de la surveillance des moyens de paiements scripturaux à la Banque de France. Une pratique que tout le monde ne sait pas illégale. Il s'agit en général de chèques volés ou contrefaits : une fois que la banque s'en aperçoit, en quelques jours d'habitude, elle rappelle la somme, aux dépens de la victime qui, elle, n'a aucun moyen de récupérer l'argent transféré.

Chèque : cette règle d'or va vous permettre d'éviter les escroqueries